De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
Le retour de quelques 4 millions d’élèves de l’élémentaire à la terminale dans certaines écoles de la commune de Diourbel sera sans doute perturbé par les effets de la Covid-19 et les estampilles des inondations. Les feux ne sont pas tous au vert pour faciliter une rentrée effective des classes.
Ecole élémentaire Serigne Mbaye Sarr, une cour et des classes bien nettoyées
Une cour et des salles de classe bien nettoyées, des salles équipées en tables bancs, des tableaux repeints, c’est la première étape de notre visite, l’école élémentaire Serigne Mbaye Sarr a fini de faire sa toilette pour accueillir ses pensionnaires. A moins de 24 heures de l’ouverture des salles de classes pour les apprenants, tout est presque fin prêt. Etant sur la route nationale allant vers Gossass, l’école élémentaire Serigne Mbaye Sarr promet un « Ubi Tey, Jang Tey ».
Trouvé sous l’arbre à palabre de l’école avec quelques uns des membres du corps enseignants, dans un bazin gris, assis sur une chaise, Monsieur LOUM assure qu’« actuellement, toutes les dispositions ont été prises ». Il soutient aussi que toutes les salles de classes sont déjà désinfectées et nettoyées et rassure que « Ubi Tey, Jang Tey » est une réalité dans son établissement. Mais avec la pandémie du coronavirus, M. LOUM reste prudent par rapport aux dispositif sanitaire. « On a mis à la disposition du personnel enseignant, les fiches de recommandations de l’IEF de Diourbel sur les mesures à prendre afin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour une bonne reprise des cours avec les élèves », martèle le directeur de l’école.
Pour faire face à ce virus de la COVID-19, le directeur de l’école renseigne qu’il y a un dispositif de matériels de lavage des mains disponible, mais il espère obtenir de l’aide des parents d’élèves en masques et des produits de détergents pour que les élèves ne soient pas des vecteurs de transmission de la maladie.
Concernant le désherbage, une partie de la cour de l’école où se trouve les salles de classes ont été désherbées
CEM de Ndiourbel Tock, des effectifs pléthoriques de plus de 70 élèves dans les salles de classes.
Si tout semble être prêt à l’école élémentaire de Serigne Mbaye Sarr, ce n’est pas le cas au CEM Ndiourbel. Ici, la distanciation physique ne peut pas être observé dans les salles de classes, parce qu’il y a des effectifs pléthoriques de plus de 70 élèves dans chaque salles de classes. Selon le principal du CEM de Ndiourbel Tock Mor Sène, « la distanciation physique va poser problème parce que les élèves vont se mettre à trois (3) avec la situation de la pandémie, nous sommes retrouvés avec des effectifs pléthoriques à tous les niveaux. En 6e, ce qu’on m’a affecté dépasse la capacité d’accueil de l’école. Ce qui fait que les élèves vont se mettre à trois (3), parce que j’ai des effectifs qui tournent entre 75 et 80. J’en ai parlé à l’autorité, peut être qu’il y a des élèves qu’on va réaffecter ailleurs, ça dépasse largement la capacité de l’école ».
Pour que la distanciation soit respectée et les élèves puissent s’asseoir à deux dans, il faut éclater les classes. Et malheureusement, il y a un déficit de salles de classes. L’école ne dispose que 14 salles, alors qu’on a actuellement 16 classes dont les 2 classes sont des nomades. « Pour éclater les classes, il faut d’abord des ressources humaines. Alors que le personnel n’est pas élastique. Déjà pour la plus part, ils ont au-delà de 20 heures, donc je ne peux pas éclater encore des classes. C’est vrai que y a un déficit en salle, mais avec le conseil départemental, on a une salle qui a été construite. Peut être que dans le cadre de la coopération, ils vont continuer à construire encore de nouveaux salles mais on a une salle de plus cette année », nous fait savoir M. Sène.
Il ajoute : « certes l’eau est disponible, mais il y a une faible pression, c’est pour cela que nos robinets coupent à maintes reprise dans la journée ».
Pour le respect des mesures barrières, le chef de l’établissement renseigne qu’il y a un matériel de lavage des mains disponible, mais ils n’ont pas encore reçu leur dotation de masques de protection et de produits hygiéniques.

