Un violent éboulement a endeuillé Conakry dans la nuit de samedi à dimanche. Au moins 30 personnes ont perdu la vie et 22 autres ont été blessées après l’effondrement d’une importante partie de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia.
Le drame s’est produit aux alentours de 2 heures du matin, après de fortes pluies. Une masse considérable de déchets s’est détachée du site avant de déferler vers les habitations installées à proximité, ensevelissant plusieurs constructions et leurs occupants.
Les secours ont rapidement été mobilisés pour tenter de retrouver d’éventuels survivants et récupérer les victimes sous les décombres. Des équipes de la Protection civile, de la Croix-Rouge, des forces de sécurité ainsi que des habitants ont participé aux opérations de recherche. Six des blessés se trouvent dans un état grave.
Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, s’est rendu sur les lieux afin de constater l’ampleur des dégâts et de suivre les opérations de secours. Les blessés ont notamment été évacués vers des structures sanitaires de la capitale, dont le CHU de Donka.
Cette catastrophe intervient alors que la décharge de Dar-es-Salam devait justement être fermée le dimanche 23 août en raison des risques qu’elle représentait pour les populations riveraines. Des mesures d’évacuation avaient été prises, mais plusieurs familles se trouvaient encore dans la zone au moment de l’effondrement.
Le site avait déjà été à l’origine d’un drame similaire en 2017, lorsqu’un précédent éboulement avait fait plusieurs victimes. Selon Apanews, la nouvelle catastrophe relance ainsi les inquiétudes concernant la sécurité des populations vivant aux abords des grandes décharges à ciel ouvert de la capitale.
Alors que les recherches se poursuivent, les autorités guinéennes doivent désormais faire face à l’urgence humanitaire, mais aussi à la question du relogement des familles exposées. Le bilan pourrait encore évoluer à mesure que les opérations de secours progressent.
Genèse MOUKAHA

