La Conférence Nationale des Sections du SAES s’est tenue le samedi 30 mars 2019 au Cap Skiring. La rencontre a vu la présence des sections de l’USSEIN, de l’UVS, des Universités de Bambey, Dakar, Saint-Louis, Thiès, et de Ziguinchor, des membres du Bureau national, des coordonnateurs des différents campus et des Secrétaires généraux des sections.
Les travaux, démarrés à 10h30 et terminés à 19h30, ont permis d’aborder plusieurs sujets. Sur le plan pédagogique et environnemental, les comptes rendus des différentes sections ont permis au SAES d’identifier plusieurs difficultés dans les universités publiques qui sont entre autres : la détérioration des conditions d’enseignement, l’absence de moyens dédiés à la recherche; les problèmes d’infrastructures accentués par l’arrêt des constructions dans les universités;
Un personnel d’enseignement et de recherche insuffisant en deçà des normes de l’Unesco;
Un départ massif à la retraite des enseignants de rangs magistraux ; les problèmes de bureaux, d’hygiène, d’éclairage public, et l’absence de toilettes pour les étudiants et pour les personnels des universités; les semaines d’interruption de cours à cause des grèves des étudiants, l’absence de véhicules de liaisons pour les universités multi-sites.
Au sujet de la gouvernance des universités, l’inexistence ou l’obsolescence des textes sur la gouvernance des universités publiques; la violation récurrente par le Ministère en charge de l’Enseignement, de la Recherche et de l’Innovation du décret numéro 2016-1805 relatif à l’orientation et à l’inscription des bacheliers dans les établissements publics d’enseignement supérieur; les disparités et incohérences dans la grille indemnitaire des personnels des universités; les ponctions faites par le Ministre en charge de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation sur les budgets des universités validés par les parlementaires; la non convocation des commissions d’avancement; les problèmes sur le foncier des Universités; les manquements notés dans l’exécution des contrats de performance.
Sur les franchises universitaires et les libertés académiques, le SAES réaffirme son attachement ferme aux franchises universitaires et aux libertés académiques et engage toutes ses sections à observer strictement ces principes.
Sur le fonds de solidarité le SAES rappelle que le fonds de solidarité sociale est un des points d’accord avec le gouvernement et est consécutif à l’augmentation de notre charge statuaire de travail. Malgré les courriers d’instructions données par le Premier Ministre, le Ministre de l’Économie des Finances et du Plan et du Ministre de l’Enseignement supérieur, le SAES constate une irrégularité manifeste dans le paiement des sommes dues aux collègues à la retraite au titre de ce fonds de solidarité. Par conséquent, le SAES prend à témoin l’opinion publique nationale que toute perturbation qui surviendra dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur sera de la responsabilité exclusive du directeur général de l’Enseignement supérieur qui ne fait pas correctement le travail de coordination, du Directeur Général du Trésor pour son inertie manifeste quant à l’exécution des directives de sa hiérarchie sur la question du fonds de solidarité.
Sur le plan national, le SAES se félicite de la paix sociale qui a prévalu après l’élection présidentielle du 24 février 2019 et de la maturité du peuple sénégalais. Le SAES reste favorable à un dialogue national qui prend en compte : l’unité nationale et la cohésion sociale , une gestion efficiente et durable de toutes nos ressources, une préservation et une bonne gestion de nos terres, une éducation publique d’équité et de qualité fondée sur nos valeurs culturelles et sociales…

