Le gouvernement tchadien a officialisé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) en notifiant sa décision au Secrétaire général des Nations unies, conformément aux dispositions du Statut de Rome. Cette décision fait du Tchad un nouveau pays africain à prendre ses distances avec la juridiction internationale.
Les autorités tchadiennes justifient ce choix par ce qu’elles considèrent comme un manque d’impartialité de la CPI. Elles estiment que l’institution applique une justice sélective et que son efficacité dans la lutte contre les crimes les plus graves reste limitée.
Ce retrait intervient dans un contexte où plusieurs États africains remettent en question le rôle de la Cour. Ces derniers mois, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont également engagé une procédure similaire, alimentant un débat sur les relations entre la CPI et les pays du continent africain.
Même après cette notification, le retrait du Tchad ne produira pas d’effet immédiat. En vertu du Statut de Rome, le pays restera lié à ses obligations envers la Cour pendant une période d’un an avant que son départ ne soit officiellement effectif.
Genèse MOUKAHA

