L’inspecteur général de la police kényane, Douglas Kanja, fait l’objet d’une action en justice engagée par l’organisation de défense des droits humains Katiba Institute. Cette dernière l’accuse d’avoir ignoré une décision de justice imposant à la police d’informer officiellement la population avant toute mesure susceptible de perturber la circulation.
Cette procédure intervient après les importantes manifestations organisées à Nairobi à l’occasion du deuxième anniversaire du mouvement de la « Génération Z ». Pour empêcher les rassemblements, les forces de l’ordre avaient installé des barrages sur les principaux axes de la capitale, provoquant d’importantes perturbations de la circulation.
Le gouvernement justifie ces restrictions en affirmant qu’elles visaient à prévenir des violences, des pillages et d’éventuelles attaques contre les civils. De leur côté, les organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte aux libertés publiques et réclament que les autorités répondent de leurs actes devant la justice.
Les manifestations de 2024 et 2025 avaient déjà été marquées par de violents affrontements ayant causé la mort de nombreux manifestants, selon les organisations de la société civile. Ces dernières continuent d’exiger que les responsables des violences policières soient identifiés et poursuivis, estimant que l’impunité alimente les tensions dans le pays.
Genèse MOUKAHA

