C’est devenue presque une tradition à chaque ramadan les prix des denrées de grande consommation connaissent un hausse vertigineuse. Et, c’est le cas encore cette année. Une situation qui inquiète les consommateurs qui pointent du doigt la fermeture de la frontière sénégalaise avec le Mali et la guerre entre la Russie et l’Ukraine, tels sont les facteurs responsables. Un tour au marché a permis de constater la hausse des prix qui sont presque passés du simple au double voir triple…Reportage
Le sucre très prisé en ce mois béni est passé de 600 FCFA à 700 francs CFA le kilo, en dépit des mesures de baisse prises par l’Etat, le riz, l’huile, la viande mouton, de volaille tous ces produits de grande consommation connaissent une hausse vertigineuse surtout au niveau des détaillants. Même constat sur les fruits et légumes, comme la pomme de terre, l’oignon, la banane entre autres…l’huile alimentaire importé aussi.
Pourtant la mesure de baisse en vigueur des prix des denrées de première nécessité décidée par le président de la République, Macky Sall et son gouvernement, beaucoup de personnes ne sentent toujours pas une amélioration du panier de la ménagère. Pour certains, il n’y a jamais eu de baisse de prix. Ils connaissent une augmentation tout le temps et restent invariables, surtout au niveau des détaillants.

Les familles musulmanes qui rompent traditionnellement le jeûne au crépuscule avec de somptueux repas familiaux ont désormais du mal à se procurer les produits de base devenus inaccessible.
Autres produits très convoités durant ce mois béni ou les familles rehaussent le plat du soir pour permettre au jeuneurs de bien couper, c’est la viande, le kilo de viande s’est élevé à 4000 francs CFA, tandis que le poisson est presque introuvable car avec le mauvais temps ces derniers temps, les pêcheurs sont restés à quai.
Ambiance et joie sont au rendez-vous au marché de Castor. L’endroit est déjà bondé de monde entre les étals pour faire des achats. Des produits diversifiés attirent les clients. Assise sur une chaise devant son étal de légumes, Codou, âgée d’une quarantaine d’années quitte Keur Massar tôt pour rallier castor. Vendeuse dans ce marché depuis plus de cinq ans, elle soutient que depuis le début du ramadan on remarque une hausse des prix : « les denrées alimentaires ne sont pas accessible car leurs prix de vente ne sont pas abordables. C’est le cas du sucre qui coute 800FCA le kilogramme. Le kilo d’oignons coûte actuellement 350 FCFA , le sac a 6500 FCFA et le kilo de pomme de terre 400 FCFA », explique-t-elle.

Par ailleurs, il estime que le prix vient de connaître une hausse c’est indépendant de leur volonté, car le bétail leur vient de loin et que les frais du transport sont très élevés surtout avec la fermeture des frontières avec le Mali.
Après avoir fait un tour du marché Castor, les témoignages restent les mêmes : on note une hausse des prix du panier ménager durant ce début de ramadan . Une situation que déplore Khady : «Je pense que si les prix augmentent encore on ne pourra plus bien manger. Tout est déjà cher vraiment avec ce mois ramadan »

Mesure de contrôle des prix
Face à cette flambée des prix de denrées de première nécessité, le gouvernement a tenté de réagir en baissant les prix de trois denrées de base : le sucre, l’huile et le riz, ce à travers une subvention de 50 milliards de francs CFA pour soulager les consommateurs. Une mesure qui peinent à être effective au niveau des commerçants.
Le ministre du Commerce Aminata Assome Diatta a récemment annoncé que des « sanctions seraient prises contre tout commerçants récalcitrants ».

