Le parti démocratique sénégalais n’aura pas de candidat à l’élection présidentielle du 25 février prochain.
Le Conseil constitutionnel a publié samedi 20 janvier la liste définitive des candidats retenus à la Présidentielle du 25 février 2024. En revanche, le candidat du parti démocratique sénégalais (PDS), Karim Wade a été écarté sur décision du Conseil, bien que le fils de l’ancien président du Sénégal ait renoncé à sa nationalité française. Sa renonciation a été jugée tardive et sa déclaration sur l’honneur est considérée comme trompeuse envers l’organe.
En réponse, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et Karim Wade ont publié une déclaration le 21 janvier, portant de graves accusations à l’encontre de deux juges du Conseil constitutionnel, Cheikh Tidiane Coulibaly et Cheikh Ndiaye. Le PDS suspecte ces juges de corruption, sans toutefois fournir de détails précis.
Dans leur déclaration, le PDS et la Coalition Karim 2024 annoncent leur intention de déposer une plainte et exigent la mise en place immédiate d’une commission d’enquête parlementaire. Cette commission devra enquêter sur les conditions d’élimination des candidats à l’élection présidentielle, notamment celle de Karim Wade, et se pencher spécifiquement sur les conflits d’intérêts, les avantages accordés, ainsi que les soupçons de corruption et de collusion impliquant des membres du Conseil constitutionnel.
Les députés du PDS estiment que les juges Cheikh Tidiane Coulibaly et Cheikh Ndiaye auraient dû se récuser en raison de leurs « connexions douteuses » et de leur « conflit d’intérêts ». Ils affirment que cette démarche vise à révéler toutes les infractions et atteintes à la démocratie, aux droits du candidat et à la constitution.
Karim Wade a publié un petit texte dans ses réseaux sociaux, pour selon lui, appuyer cette démarche : « Devant la décision inacceptable du Conseil Constitutionnel, j’appuie l’exigence des députés du PDS pour une commission d’enquête parlementaire. La transparence et la justice dans notre processus électoral ne sont pas négociables. » A dit le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade.


