L’Aned exhorte les acteurs politiques à bannir la violence. Pour pacifier l’espace partisan, l’Association nationale des élus départementaux (Aned) a plaidé auprès des plus hautes autorités du pays une dérogation exceptionnelle de 48 heures supplémentaires aux fins de permettre la régularisation des listes rejetées lors du dépôt.
Relevant les « menaces inquiétantes qui pèsent sur le processus électoral de plus en plus tendu et lourd de risques pour notre pays », le bureau exécutif de l’Association nationale des élus départementaux (Aned) a suggéré une « dérogation exceptionnelle pour les listes rejetées », souligne un communiqué signé par son président, Maodo Malick Mbaye.
À cet effet, les élus départementaux ont suggéré « des mesures d’assouplissement et de dérogation » en faveur des détenteurs de listes rejetées « dans le souci d’une totale décrispation du climat politique au Sénégal en accordant un délai de 48 heures pour permettre aux candidatures recalées de compléter les éléments manquants et de corriger les impairs recensés dans les dossiers de candidature ». En outre, tout en espérant pouvoir compter sur la bonne volonté et la pleine lucidité de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du processus électoral devant aboutir aux territoriales du 23 janvier 2022 », ils demeurent optimistes sur « l’esprit d’ouverture des plus hautes autorités du pays, soucieuses de la pérennité d’un système démocratique pacifié, seul adjuvant d’une image rayonnante du Sénégal ».
Enfin, il a invité les différents acteurs à « bannir systématiquement tout discours vecteur de haine, de violence, de désordre et, in fine, d’insurrection » et plaidé pour des « attitudes responsables de tous, pour des élections transparentes et apaisées ».

