De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
En marge de la remise de leur cahier des doléances au recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, Pr Mamadou Badji, dans le cadre de la commémoration de la fête internationale du travail, ce samedi 1er mai 2021, les enseignants du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES), section Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) ont « fustigé les nombreuses voltefaces du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) » qui, selon eux, « n’a pas respecté une bonne partie des engagements qu’il a pris lors de leurs rencontres tripartites à Ziguinchor ».
A les en croire, « le SAES fustige le dilatoire dans lequel se réfugie le MESRI et que si [leur] ras-le-bol dû aux wax waxeet du ministre a fini pat dégoûter, c’est que celui-ci fait preuve de beaucoup de tâtonnements qui ne font qu’alimenter la cacophonie dans les universités »
En effet, ont-ils expliqué dans leur déclaration lue en marge de la remise de leur cahier des doléances au recteur Pr Badji, « à force d’engagements partiellement tenus ou de volte-face de dernière minute, le MESRI a fini par perdre auprès de ses partenaires sociaux le peu de crédibilité qui lui restait ; à force d’hésitations sans fin dans la prise de décisions, de lenteurs soporifiques dans l’application des accords, le MESRI a fini par transformer en problèmes des solutions relevant d’initiatives prises conjointement par tous les acteurs de l’UASZ ».
Mais que reprochent-ils au MESRI ?
Les enseignants membres de la section SAES/UASZ estiment que tout est partie des « décisions tripartites prises en 2019 par leur section syndicale, le rectorat de l’UASZ et le MESRI concernant un processus de validation permettant de s’entendre sur les mesures à mettre en œuvre ; lesquelles consistent à prendre des mesures d’accompagnement pour recevoir 3000 nouveaux bacheliers tant aux niveaux d’infrastructures pédagogiques et sociales que concernant le recrutement du personnel d’enseignement et de recherches ».
Pour eux, si certains points ont été partiellement respectés voir tout à fait respectés, ce n’est pas le cas de tous ; par exemple l’orientation de 5777 étudiants ».
Sur ce, « le SAES décline toute responsabilité des perturbations inévitables à venir et qui vont inéluctablement plomber le bon fonctionnement des enseignements à l’UASZ et que si rien n’est fait pour pacifier l’espace universitaire, il tient le MESRI pour responsable des conséquences que pourrait engendrer ce dilatoire dans l’exécution des décisions correctes et consensuelles approuvées par tous ».

