Les frappes israéliennes ont tué dimanche 42 Palestiniens à Gaza dont de nombreux enfants dans la journée la plus sanglante de cette semaine d’escalade de violence. Ce qui fait un total de 197 Palestiniens tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés depuis le 10 mai 2021, d’après le ministère de la Santé à Gaza, qui déclare que « plus de 40.000 personnes ont fui leur logement dans le micro-territoire ».
«Le carnage a continué aujourd’hui. Ce cycle insensé d’effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement», a déclaré à l’ouverture de la réunion le secrétaire général Antonio Guterres, redoutant que l’explosion de violence ne provoque «une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable».
Selon plusieurs diplomates interrogés par l’AFP, les Etats-Unis, à la position jugée incompréhensible par nombre de ses alliés, continuaient dimanche à refuser toute déclaration conjointe permettant d’aboutir rapidement à un arrêt des hostilités.
La dernière grande confrontation entre Israël et le Hamas remonte à l’été 2014. Le conflit de 51 jours avait ravagé la bande de Gaza et fait au moins 2.251 morts côté palestinien, pour la plupart des civils, et 74 côté israélien, quasiment tous des soldats.

