À Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, l’approvisionnement en carburant devient de plus en plus difficile. Dans plusieurs stations-service, les files d’attente s’allongent, obligeant les usagers à patienter de longues heures pour espérer faire le plein.
Cette situation préoccupante s’explique en grande partie par les répercussions du conflit au Moyen-Orient, notamment le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, un point stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Dans cette mégapole de plus de 17 millions d’habitants, les conséquences se font déjà sentir. Les conducteurs, en particulier les taximen et motocyclistes, dénoncent les difficultés croissantes à exercer leurs activités. Certains témoignent avoir attendu plusieurs heures sans garantie d’obtenir du carburant, ce qui complique fortement les déplacements urbains.
Selon Africa News, face à cette pénurie, l’incompréhension gagne la population. Plusieurs habitants remettent en question les explications officielles liant directement la crise locale au conflit international, estimant que les perturbations sont trop rapides pour en être la seule cause. D’autres évoquent également des pratiques irrégulières dans les stations-service, où il faudrait parfois payer un supplément pour être servi.
Au-delà de la RDC, cette situation illustre une fragilité plus large du continent africain, fortement dépendant des importations de produits pétroliers. Les tensions géopolitiques internationales continuent ainsi d’avoir des répercussions directes sur les économies et le quotidien des populations africaines.
Genèse MOUKAHA

