Troisième mandat, affaire Ousmane Sonko, le président Macky Sall s’est ouvert à la société civile, vendredi dernier lors d’une audience. Le quotidien Les Echos revient en détails dans sa parution du jour sur les échanges entre Macky Sall et une délégation de la Société civile…
D’emblée, il a tenu a encore donner des gages d’assurance à propos du troisième mandat qui cristallise les attentions à moins de trois de fin de second mandat. Mais le chef de l’Etat se veut clair, il n’aspire pas à briguer un 3e mandat objet de beaucoup de polémiques.
« Arrêtez ce débat et travaillons. Je n’ai jamais dit que je ferai un troisième mandat », a-t-il répondu à ses hôtes du jour.
Ce débat clôt le temps d’un échange, le président de la république est revenu sur les événements des jours derniers qui ont secoué le Sénégal et faits une dizaine de morts des blessés et plusieurs arrestations.
Et sans nommer, le leader du parti Pastef, Macky Sall a fait savoir qu’on l’impose pas des choses, « En tant que chef de l’Etat, je ne peux pas accepter qu’on m’exige quelque chose. On peut discuter et trouver des pistes de solutions, mais l’Etat doit rester fort « .
Vers une amnistie de Karim Wade et Khalifa Sall
Abordant les affaires Karim Wade et Khalifa Sall, Macky Sall se dit très ouvert à aller dans le sens d’une amnistie, qui permettrait à ces derniers de pouvoir revenir dans le jeu politique. Quid du respect calendrier électoral, autre point de divergence avec la classe politique ? Macky Sall assène, à ce propos, que « l’Etat ne peut pas, chaque 10 ou 12 mois, organiser des élections ».
« Quand quelqu’un est convoqué par la justice, il doit aller répondre »
Une pierre dans le jardin de son farouche opposant Ousmane Sonko qui a maille avec la justice dans une affaire de viols et de menaces de mort suite à une plainte d’une jeune femme et inculpé et placé sous contrôle judiciaire. Macky Sall se veut claire : « Quand quelqu’un est convoqué par la justice, il doit aller répondre. Wade, Idrissa Seck et moi l’avons fait. »

