La procédure pour la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko président du parti Pastef/Les Patriotes accusé de viols et de menaces de mort par une jeune dame âgée d’une vingtaine d’années, a été déclenchée ce jeudi.
Ce jeudi la Commission et le bureau de l’Assemblée nationale a été convoquée par le président Moustapha Niasse. Après cette première journée, les membres de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains sont convoqués en réunion, le lundi, 15 février, à 10 heures.
L’ordre du jour porte sur la constitution de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko. Accusé de viols répétés et menaces de mort, ce dernier nie, évoquant un « complot ourdi » par le pouvoir en place, visant à l’écarter de la présidentielle de 2024.
Le député Cheikh Abdou Bara Dolly a indiqué, ce jeudi, à sa sortie de l’Assemblée nationale, les discussions sur la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko. « Le président Moustapha Niasse avait convoqué cette réunion. On n’est que 19 membres et les 17 ont répondu présents. Parmi les 17 membres présents, les 15 ont voté oui et le reste à savoir Mame Yaye Albis et moi avons voté non. La majorité l’a emporté », déclare-t-il.
Il a par ailleurs indiqué que suite au vote, le 15 février prochain a été retenu pour la Commission des lois. Donc le 15 février prochain, il y aura la commission des lois pour mettre en place la commission Ad Hoc composée de 11 membres (8 pour la majorité, 2 de l’opposition et 1 non inscrit). Après cela, le 17 février, « il y aura la plénière et ensuite sera entendu le député Ousmane Sonko qui peut être assisté par un député avocat ou un député tout simplement. »

