De Youssouf DIMMA, correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Le leader national du parti PASTEF/Les Patriotes a dépêché un avocat à Ziguinchor pour défendre les quinze (15) jeunes interpellés mardi dernier, 9 février 2021, lors des manifestations organisées à Bignona localité située à trente (30) kilomètres au nord de la capitale régionale. Ces jeunes, dont Lamine Badji coordinateur départemental de Bignona du PASTEF par ailleurs professeur d’Espagnol et Bacary Richard Diémé en charge de la commune de Bignona, venaient de bénéficier d’un retour de parquet.
Mais sitôt arrivé dans la commune de Ziguinchor, l’avocat en question, Me Ousmane Sow, a rencontré les prévenus, pris connaissance du procès-verbal de la gendarmerie de Bignona avant de « dénoncer jusqu’à la dernière énergie les conditions de détention de ces jeunes que nous avons trouvés dans trois cellules à cinq partout, sans port de masques, sans respect de la distanciation sociale et puis nous n’avons pas vu de gel hydro-alcoolique sur place alors que nous sommes en pleine pandémie de Conivd-19 et l’autorité est censé assurer leur sécurité y compris sanitaire ».
Me Ousmane Sow a indiqué que « l’un d’eux a été blessé par une grenade lacrymogène, on nous a fait savoir qu’il a été soigné, mais ce que nous avons vu ne nous satisfait pas en termes de soin ».
Pour lui, « ces jeunes ne sont pas coupables, puisqu’ils ont été interpellés, en tout cas la majorité d’entre eux, en dehors des manifestations du mardi passé, certains sont des élèves qui rentraient simplement chez eux, il y en a même un qui venait de manger dans un restaurant, au moment où il rentrait un civil l’a interpellé. D’ailleurs à propos de civils, ces jeunes nous ont tous dit qu’ils n’ont jamais été interpellés par des hommes en uniformes, ce sont des civils qui les ont interpellés, ce que nous déplorons aussi ».
A l’en croire, « après ce retour de parquet, le procureur décidera de leur sort quant à leur placement sous mandat de dépôt ou pas ».
Pour rappel, mardi 09 février 2021, soit le lendemain de la convocation non suivie d’effet d’Ousmane Sonko, accusé de « viol et de menaces de mort » par une jeune femme à Dakar, par la section de recherches de la gendarmerie nationale, plusieurs centaines de jeunes ont violemment manifesté leur colère à Bignona. Quinze d’entre eux ont été interpellés et présentés au procureur de la république de Ziguinchor.

