La partie Sud du Sénégal est confrontée au problème de trafic illicite de bois, menaçant de déforestation la Casamance. Sédhiou se trouve naturellement dans le viseur des trafiquants de bois. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng en visite dans la région a pu constater de visu l’ampleur du « fléau ».
« Ce que nous avons constaté sur le terrain et vu témoigne de l’ampleur du phénomène qui est un fléau », a déclaré le ministre au pied d’un arbre déjà abattu. Selon M. Dieng, les autorités étatiques ont pris conscience de l’urgence que représente la lutte contre la coupe abusive de bois.
« Il s’agit des enjeux de la survie de la ressource forestière et nous ne laisserons pas les gens compromettre ces enjeux. De mon côté, je créerai les conditions pour que ce problème disparaisse », a promis Mame Thierno Dieng.
Cependant, les agents qui sont chargés de mener cette croisade contre les trafiquants de bois font face à un manque de ressources humaines et matérielles. Un défi selon M. Dieng « si l’on sait que moins de 50 agents forestiers sont déployés pour protéger toute l’étendue du territoire régional », a-t-il affirmé.
De même, certains agents rencontrent des problèmes de mobilité, « mais ils restent engagés et déterminés, et c’est l’occasion pour moi ici de réitérer toutes mes félicitations, mon respect et ma considération pour leur motivation et leur patriotisme », a souligné le ministre.
La Gambie, pays situé au nord du Sénégal, a toujours été désignée comme point de passage des trafiquants de bois. Suite à son accession au pouvoir, le Président gambien Adama Barrow et son homologue du Sénégal Macky Sall se sont engagés à coopérer afin de lutter contre le trafic de bois en Casamance. « Nous nous sommes convenu que nous allons mettre un terme à tout trafic qui alimente l’insécurité dans cette région », avait déclaré le Président Macky Sall, lors de la première visite officielle d’Adama Barrow au Sénégal.

