Le président de la région de Catalogne, Carles Puigdemont s’est rendu en catimini lundi 30 à Bruxelles où il a tenu une conférence de presse. Il est menacé de poursuites judiciaires en Espagne notamment pour rébellion.
Le Premier Ministre Mariano Rajoy qui a destitué l’assemblée catalane fait planer la menace de poursuites judicaires sur la tête de Puigdemont et de ses collaborateurs. Rajoy a appelé à des élections le 21 décembre, élections à laquelle a promis de participer le désormais ex-président catalan.
A son arrivée à Bruxelles, Puigdemont a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a appelé l’Europe à réagir. « Nous sommes venus à Bruxelles expliquer le problème catalan au cœur de l’Europe » a-t-il dit.
A Bruxelles, Carles Puigdemont « demande à l’Europe de réagir » pic.twitter.com/DYLoRlpxCa
— BFMTV (@BFMTV) 31 octobre 2017
Selon lui, « des négociations calmes et diplomatiques ne sont plus possibles » non sans dénoncer une « politique de répression et non de négociation. » Si Puigdemont risque entre 15 et 30 ans de prison pour rébellion, il affirme ne pas vouloir se soustraire à la justice espagnole et ne demande pas l’asile politique en Belgique. Cependant, il reste dans ce dernier par « liberté » et pour sa « sécurité ».
Carles Puigdemont fustige l’attitude du gouvernement central espagnol qui n’a pas voulu dialoguer selon lui. « Nous avons préféré éviter la violence. Nous prônons la voie démocratique et paisible », a-t-il affirmé.

