Acquitté en janvier 2019 et absent pendant 10 longues années, l’ancien président ivoirien vient de décoller du sol Belge aux environs de 11h 47 (9h47TU) de Bruxelles pour se rendre dans son pays natal l’Abidjan.
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est attendu jeudi dans son pays qu’il avait été contraint de quitter il y a dix ans, un retour permis par son acquittement de crimes contre l’humanité par la justice internationale et par le feu vert de son rival le président Alassane Ouattara, au nom de la « réconciliation nationale ».
Laurent Gbagbo, 76 ans, rentre par un vol régulier venant de Bruxelles où il vit depuis son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI) en janvier 2019, confirmé en appel le 31 mars. L’atterrissage est prévu à 15H45 (locales et GMT) à Abidjan.
Il sera accueilli au pavillon présidentiel de l’aéroport, mis à sa disposition par le chef de l’Etat, par des dirigeants de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI). Plusieurs dizaines de notables devraient être présents.
Après son arrivée, l’ex-président se rendra dans le quartier d’Attoban, où se trouve son ancien QG de campagne pour l’élection présidentielle de 2010, selon un communiqué du FPI qui invite « les membres de la direction du parti » à s’y rendre pour l’accueillir.
Entre l’aéroport situé dans le sud d’Abidjan et Attoban dans le nord, son cortège traversera plusieurs quartiers où la foule devrait pouvoir se masser pour l’acclamer.
« Il n’y a pas eu de consignes de restriction » des rassemblements de la part du gouvernement, a dit à l’AFP Justin Katinan Koné, porte-parole de Laurent Gbagbo.
Le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly a confirmé mercredi que « s’il y avait une quelconque interdiction, elle serait rendue publique ». Il a ajouté que Laurent Gbagbo aurait « droit à tout ce à quoi il a droit », laissant entendre cependant qu’aucun ministre ne serait présent à l’aéroport.

