Le collectif des avocats de la défense des chinois arrêtés dans une affaire de présumée trafics de médicaments monte au créneau, lundi 19 avril, pour défense leurs clients mis en cause.
Me El hadji Diouf et ses pairs Mes Amadou Aly Kane et Aboubacry Barro vont plaider pour les ressortissants chinois arrêtés dans une affaire de « saisie d’une importante quantité de médicaments ». Très en verbe comme à son habitude la robe noire s’est attelée avec force détails et arguments à démontrer les accusations portées contre ses clients : « Il n’y a même pas un seul médicament là-bas. Ce sont des dispositifs avec des autorisations. On défie le ministère de la Santé et la direction de la pharmacie, qu’ils nous montrent un seul faux médicament. Il n’y a aucune expertise attestant la fausseté d’un médicament. Aucun faux médicament n’a été saisi sur notre client sur les milliers de caisses », résume Me El Hadji Diouf.
Il promet de démonter avec arguments ses accusations non fondées : « Nous n’allons pas nous laisser faire. Ce sera un combat de gladiateurs », avertit-il. De même, Me El Hadji a révélé que son client a laissé, dans son appartement, une importante somme d’argent. Il l’évalue à plus de 30 millions de francs CFA. « On a voulu vérifier si l’argent est toujours là-bas mais, les policiers nous ont interdit d’accéder dans les logements privés de nos clients », a expliqué l’avocat pour qui, cette affaire a été montée de toute pièce par la direction de la pharmacie.
Me Diouf n’épargne pas ceux qui veulent prendre la place de ses clients dans business qui à l’en croire n’a rien d’illicite parce qu’autorisé par qui de droit : « Il y a des gens qui sont là et qui veulent remplacer les Chinois et, ça ne passera pas », a prévenu l’avocat qui ajoute que ce sont des seringues, des masques, des gels, des bottes, des rouleaux de cotons, des bandages et des variétés de gants qu’on qualifie de médicaments. « De tout le produit qui a été saisi, seuls 5% sont des médicaments », a révélé Me El Hadji Diouf, pensant qu’on a manipulé l’opinion. « Il n’y a pas d’importations frauduleuses et il n’y a pas de faux médicaments. Donc, il n’y a pas de trafic illicite, il n’y a pas de délits douaniers », a ajouté l’avocat qui persiste et signe qu’il n’y avait pas de médicaments qui doivent soigner une maladie.

