De Abdoulaye Faye, correspondant de Teranganews à Diourbel
Le Sénégal a été officiellement admis au sein du PGO lors du cinquième sommet mondial, tenu en juillet 2018 à Tbilissi. « L’Etat du Sénégal est membre de ce partenariat ouvert depuis 2018. Le Sénégal a déjà initié une lettre d’intention pour faire partie de ce partenariat ouvert, qui est un partenariat, où il y a 79 pays au niveau mondial, dont une quinzaine de pays africains », précise Rokhayatou Gassama.
L’objectif de ce partenariat est de fournir une plateforme internationale qui encourage les pays membres à réformer leur gouvernement afin de le rendre plus ouvert et plus responsable. « Ce partenariat est un partenariat pour une gouvernance ouverte qui implique, l’administration, les acteurs de la société civile, les acteurs privés pour qu’ensemble qu’ils puissent réfléchir sur les enjeux d’une participation citoyenne, d’une gouvernance beaucoup plus inclusive, beaucoup plus ouverte qui prendrai en compte les grandes préoccupations de la population », affirme la présidente du COSEF.
L’objectif général des consultations citoyennes, selon Rokhayatou Gassama, est d’amener les citoyens, au niveau national, à mieux comprendre les enjeux liés aux processus d’élaboration du Plan d’action national et à exprimer leurs opinions et perceptions sur la situation de la gouvernance au Sénégal, notamment dans les quatre domaines du PGO. Il s’agit ainsi d’impliquer davantage les différents catégories d’acteurs (Administration, Organisations de la société civile et Secteur privé) au processus d’élaboration.
« Les différents points de préoccupation vont être discuté en atelier et après on reviendra en plénière comme ça, on identifiera tout ce qui est priorité pour la région et qu’on pourra partager après. Ils vont identifier deux représentants (une personne de la société civile, mais également, une personne de l’administration) pour représenter la région quand on va faire le plan d’action nationale », dit-elle.

Pour l’accès à l’information, selon le professeur de droit public Maïssa Diakhaté, ‹‹ le Sénégal s’est engagé dans un dynamique en vue de combler un déficit lié à son acceptation et son adhésion au mécanisme au programme du partenariat pour le gouvernement ouvert, le Sénégal a été admis à hauteur de 75 % et je pense que ce déficit de 25% pourrait trouver sa justification dans ce maillot faible de notre dispositif ».
« Il y a beaucoup de résultats que ça soit dans le domaine de l’accès à l’information, l’accès à la justice, les nouvelles technologies de l’information, la lutte contre la corruption, en mettant en place des institutions. Ceux sont des mécanismes qui ont été mis en place par l’Etat du Sénégal. Comme je disais, tout à l’heure, le PGO est mondial avec ses quatre principes. Donc ces principes-là, c’est sur ça que l’Etat se base pour améliorer sa gouvernance avec l’implication de tous les acteurs », a signalé la présidente du COSEF.
Lancé le 20 septembre 2011, le partenariat pour un gouvernement ouvert (regroupant 79 membres, dont 15 pays africains) est un partenariat multilatéral visant à promouvoir un gouvernement ouvert, à savoir la transparence de l’action publique et son ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile, en s’appuyant notamment sur le numérique et les nouvelles technologies.

