Il y’a seulement 48 heures que les marchands ont été déguerpi du célèbre rond point Liberté 6. Mais l’atmosphère commerciale reste le même, voire plus dense.
Folle ambiance, klaxons, marchandage, embouteillage entre autres, le rond point liberté 6 est plus qu’asphyxié. Pour rappel, dimanche 23 février, les autorités avaient assisté au déguerpissement tard dans la nuit. Abdou Karim Fofana le ministre de l’urbanisme avait déploré l’occupation illégale de la route par les commerçants.
Cependant, les chauffeurs de » Car rapide » abordent dans le sens contraire, car, disent-ils, l’occasion qu’ils avaient de pouvoir effectuer plusieurs voyages dans la journée est corrompue. « Nous sommes là, bloqué depuis un bon moment. La circulation est plus que bouchée. Et c’est déplorable. Le prix du carburant reste le même, c’est encore nous qui allons subir les conséquences, » tonne-A. Faye transporteur urbain.
Pour preuve, les véhicules trouvent des issus partout. Il faut dire, que même la présence des policiers régulateurs n’a pas suffit à réguler et rendre fluide la circulation.
Du côté des commerçants, quelques uns trouvés sur les lieux disent qu’ils essaient de solder leurs marchandises. Une manière de ne pas perdre deux fois tout en perdant. « Vous voyez ce sac, il est rempli de bagages et je n’ai pas où aller. Je suis obligé de les bazarder à des prix dérisoires pour m’en sortir. Parce que je viens du Saloum, c’est très loin d’ici. Je ne peux faire que ça », S. Cissé-a ainsi parlé tristement.
D’emblée voyons, le ministre a parlé d’indemnisation lors du déguerpissement quand il faisait le point devant la presse. « On leur a tous payé. Il faut dire que tout le monde n’était pas venu. Et certains qui ne se sont pas déclarés, ça peut arriver. Quand on fait l’appel, certains ne sont pas venus rependre », avait précisé-le ministre.
Seulement, le ministre n’a pas donné la somme qu’ils ont donné aux commerçants, il n’a parlé que de paiement. Mais le porte parole des commerçants lui, a dit la somme : « nous sommes déçus. Les indemnisations ne peuvent nous aider. Nous avions cru que ce projet de BRT allait renforcer nos capacités. Mais quand on se retrouve avec une somme de 150-200 mille en guise d’indemnisation celà devient décevant. Avant on pouvait gagner plus que cela c’est grave », a déploré-Moulaye Seck porte parole des commerçants.
Ne serait-il pas judicieux de trouver des lieux avant tout déguerpissement, afin de mieux venir en aide aux commerçants ou toute personne occupant illégalement les espaces publics ?

