De Youssouf DIMMA, TerangaNews Ziguinchor
Sans tambour ni trompette, les différents belligérants travaillent à s’approcher toujours un peu plus de la paix définitive en Casamance, avec comme passage quasi-obligé, l’organisation de négociations entre le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance d’une part, l’Etat de l’autre. Parmi ses efforts, figure en bonne place l’unité préalable de ce mouvement qui est pour l’instant émietté en quatre (04) factions autonomes établis dans autant de bases communément appelées en Casamance des « maquis ».
La bonne nouvelle, en effet, c’est que les maquis dirigés par Ibrahima Kompass Diatta (frontière nord – est bissau-guinéenne), celui de Diakaye (frontière sud gambienne) jadis dirigé par Magne Diémé, Louis Tendeng ou encore Alexandre Djiba parmi les plus connus, mais aussi celui de César Atoute Diatta (frontière nord-ouest bissau-guinéenne) ont accepté de faire l’unité en formant une seule aile combattante du Mfdc.
C’est le patron du Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (le GRPC), Robert Sagna, qui l’a annoncé ce samedi 22 février au conseil départemental de Ziguinchor, au sortir du forum co-organisé par cette structure qu’il dirige avec le Conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor.
A en croire Robert Sagna, rien n’indique que Salif Sadio a officiellement rejeté ni accepté cette élan d’unité inscrit dans l’agenda du Mfdc. « Nous savons que les trois autres maquis : que ce soit Kompass, Diakaye ou César Atoute Badiate ont effectivement accepté d’aller ensemble. Je ne pense pas que Salif ait de manière officielle déclaré qu’il ne voulait pas aller avec les autres. Il faut que les conditions soient réunies. Tout le monde s’y investit ainsi que le GRPC. Je pense qu’il comprendra que l’unité du Mfdc est nécessaire pour accélérer ce processus de paix en Casamance ».
Dans le même temps, les jeunes réclament leur place dans le processus de pacification de cette région naturelle sud du pays.
Au sens où les jeunes du Conseil régional de la Jeunesse, par la voix de leur président Mamadou Talibé Diallo, ont invoqué la Résolution 22-50 des Nations Unies pour réclamer toute la place qui leur reviendrait dans les négociations en question.

