Un film sénégalais en lice pour la Palme d’Or. Au Festival de Cannes 2019, deux versions longues de deux courts métrages ont été propulsées sur la liste des films en lice pour la Palme d’or. Annoncé ce jeudi 18 avril par le délégué général Thierry Frémaux, la Franco-Sénégalaise Mati Diop et le cinéaste français Ladj Ly, né au Mali, se trouvent ainsi en compétition à côté de cinéastes déjà palmés d’or comme Terrence Malick, Ken Loach ou les frères Dardenne.
La Franco-Sénégalaise Mati Diop produira également une version longue d’un film court remarqué. « Atlantique » montré en 2010 au Cinéma du réel, parle de Serigne, jeune homme de 20 ans qui quitte sa famille au Sénégal pour se mesurer aux vagues hautes comme des immeubles. Souvent qualifiée comme la relève du cinéma sénégalais, Mati Diop est née en 1982 à Paris comme fille du musicien Wasis Diop. « Je viens à la fois d’ici et d’ailleurs, du Sénégal », explique cette nièce du cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambety, surnommé le « Godard » de Dakar.
En 2013, elle avait décroché le Grand prix du Festival international du documentaire de Marseille pour Mille Soleils, un documentaire sur Touki Bouki, un long métrage que son oncle avait réalisé en 1973 sur le rêve de quitter le Sénégal pour la France. Aujourd’hui, en lice pour la Palme d’or au Festival de Cannes avec Atlantique, Mati Diop semble avoir réussi sa traversée et celle de sa famille.
Avec RFI

