Le Sénégal est appelé à supprimer les taxes sur certains produits en provenance des autres pays de la zone de l’Union économique monétaire Ouest africaine (UEMOA) qui a publié un rapport de la situation de l’Union au plan commercial assortie de recommandations en vue de réduire ou de supprimer les barrières tarifaires et non tarifaires au commerce dans l’espace UEMOA.
Parmi les recommandations formulées à l’endroit du Sénégal on peut citer : la suppression de la taxe d’enregistrement de 1% sur les véhicules neufs et de 3% sur les véhicules d’occasion, au respect de la procédure de contestation de l’origine communautaire telle que prévue par les textes communautaires pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens
L’UEMOA appelle aussi l’Etat du Sénégal à supprimer la taxe sur les oignons et la pomme de terre en provenance des autres Etats membres; et en fin réduire les perceptions illicites sur les corridors Dakar-Bamako.
D’après le rapport de surveillance commerciale dans l’espace UEMOA publié par l’Agence nationale de al statistique et de la démographie (ANSD), « la zone UEMOA en 2017 maintiendrait, son niveau de taux de croissance réel de 6,7% observé en 2016. L’activité économique s’est réalisée dans un environnement relativement stable sur le plan monétaire, caractérisé par une inflation modérée à 0,3% en 2016 contre 1% en 2015. L’inflation serait de 0,6% en 2017 ».
« Au plan commercial, la tendance observée dans le rapport 2016 de la surveillance commerciale demeure. La part des échanges intracommunautaires se chiffre en 2016 à 11,6% du total des échanges commerciaux de la zone en amélioration d’un point de pourcentage par rapport à 2015. Ce niveau reste inférieur à l’objectif de 25% fixé par le programme régional de développement des échanges commerciaux dans l’espace UEMOA », souligne la note de l’ANSD.
Selon le document, « l’analyse de l’impact économique des mesures fiscales fait ressortir qu’un seul Etat a atteint un taux de pression fiscale supérieur à 20%. Il s’agit du Togo. Nonobstant cette situation, ledit indicateur est en hausse dans tous les Etats membres. En ce qui concerne la part des recettes des droits de porte inscrit au TEC par rapport aux recettes fiscales totales, elle n’a pas enregistré une évolution importante depuis la mise en œuvre du TEC CEDEAO au 1er janvier 2015. Ainsi, malgré la création de la cinquième bande à 35%, la part des recettes liées aux droits de porte se sont amélioré seulement au Niger où elle est passée en moyenne de 14% sur la période 2012-2014 à 29% sur les deux dernières années (2015-2016). Dans les autres Etats membres, l’indicateur est resté quasiment stable ».
A l’issue de l’exercice d’examen de l’état de mise en oeuvre des instruments de la politique commerciale, plusieurs recommandations sont formulées afin que l’année 2018 enregistre une évolution positive dans la mise en oeuvre de ces instruments. Ainsi, il est recommandé à l’endroit :
A rappeler que depuis le 1er janvier 2000, l’espace UEMOA est une Union douanière caractérisée par un régime de libéralisation des échanges intracommunautaires, un Tarif Extérieur Commun et des mesures d’accompagnement. Ces mesures sont entre autres le Code des douanes, les procédures de reconnaissance communautaire de l’origine des produits, etc. On peut noter que depuis le 1er janvier 2015, les Etats de l’Union appliquent avec les autres Etats membres de la CEDEAO, le même tarif extérieur commun.

