La sélection de football russe est à accusée de dopage. Après les débats sur les raisons qui auraient permis aux footballeurs russes de courir plus que leurs adversaires, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung accuse les sportifs russes de tricher en sniffant des boules de coton imbibées d’ammoniac.
A l’issue des phases de groupes, la sélection russe, la Sbornaya, était l’équipe qui avait le plus couru, comme de nombreux médias l’ont amplement souligné. De là à soupçonner les footballeurs de dopage, il n’y avait qu’un pas.
Les chiffres le montrent, les hommes de Cherchesov, actuel sélectionneur de l’équipe de Russie, ont bel et bien parcouru une distance supérieure à tous leurs concurrents durant les matchs de groupes.
Les distances parcourues par match depuis le début de la Coupe du monde. La Russie bien au-dessus. pic.twitter.com/VHhAkHde75
— Julien Momont (@JulienMomont) 19 juin 2018
Pourtant, comme le rappelait Edouard Bezuglov, médecin de la sélection, au quotidien El Watan News, les joueurs ont subi 300 contrôles antidopage en vue de la Coupe du Monde.
Il ajoute que l’ammoniac n’est pas « une substance prohibée dans la réglementation antidopage internationale ».
Certes, l’ammoniac améliore le flux d’oxygène dans le sang et donc indirectement les capacités respiratoires des joueurs, mais l’effet est de courte durée et n’est pas suffisant pour justifier les performances sur 90 minutes.

