Adama SENE, Saint-Louis.
Le calme n’a été que de courte durée au temple du savoir de Sanar. Les étudiants et les forces de l’ordre se sont encore affrontés sur la route nationale n°2 et à l’intérieur du campus. Des affrontements qui ont occasionné quelques blessures légères dans les rangs des gendarmes et des interpellations d’étudiants. Des détenus qui ont été finalement libérés à la suite des négociations entre les délégués et le commandement de la gendarmerie.
Après le mot d’ordre de grève illimité décrété par la coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), bon nombreux d’étudiants de l’UGB avaient plié bagages pour rentrer au bercail, le temps que les cours reprennent normalement. Mais ces vagues de départ n’ont pas découragé le restant de la troupe pour monter au front. Ainsi les étudiants ont à nouveau bloqué la route nationale de 06 heures du matin à 09 heures occasionnant de nombreux désagréments aux usagers de la RN2. Les manifestants ont barré la route nationale 2 par de grosses pierres, de troncs et de branches d’arbres, brûlé des pneus. A en croire le président de la CESL, il n’y aura pas de paix dans le campus, tant que les décisions prises lors de l’Assemblée Générale par les camarades ne sont pas satisfaites. « Après l’AG, les étudiants ont exigé encore les démissions du recteur de l’UGB et du directeur du CROUS. Mais également que la justice fasse son travail sans parti pris et que le tueur soit sévèrement puni » a déclaré Alexandre Mapal Sambou. Envoyés pour rétablir la circulation sur la RN2, les gendarmes ont encore rencontré une farouche résistance des étudiants qui ont répondu aux tirs de lacrymogènes des forces de l’ordre par des jets de pierres. Alors s’en sont suivies une course poursuite et une véritable intifada dans le campus entre manifestants et forces de l’ordre. Certes moins grave que les récents affrontements à l’UGB, mais on a constaté quelques gendarmes légèrement touchés par les jets de pierres et l’arrestation de 04 étudiants qui ont été finalement relâchés. D’ailleurs le président de séance la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), Alexandre Mapal Sambou a dénoncé, l’interpellation d’étudiants qui rentraient chez eux et qui n’avaient rien à voir avec le front. Comme quoi le calme définitif est de revenir au campus. Puisque à l’issue de l’AG tenue après les manifestations matinales, les leaders de la CESL ont annoncé qu’à tout moment de la journée, ils peuvent redescendre sur la route pour exiger le départ du recteur, Baydallaye Kane et du DG du CROUS, Ibrahima Diaw. « La pause des derniers deux jours, a été dictée par les funérailles et l’enterrement de notre camarade Mouhamadou Fallou Séne » a signalé un des délégués.
H24
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