Les nouvelles variétés ont été retenues dans le cadre de la reconstitution du capital semencier dans la vallée du fleuve Sénégal, avec la participation d’organisations paysannes qui ont mis à disposition des parcelles de culture rizicole, sous la houlette de l’Agence coréenne de coopération internationale, le tout pour un financement de 500 millions de Francs CFA.
L’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) à travers son Conseil national consultatif des semences et plantes, vient d’homologuer une quinzaine de nouvelles variétés de semences de riz dénommées « Isriz ».
Il s’agit d’une gamme de riz tolérante aux stress abiotiques (salinité et basses températures) et qui donne de très bons rendements, allant jusqu’à 13 tonnes par hectare, pour un rendement moyen de l’ordre de 5 à 6 t/ha de riz paddy.
Selon les spécialistes cette gamme comprend quatre groupes : six variétés dotées d’une très bonne qualité de grain (Isriz 4, 5, 6, 7, 12 et 15) ; cinq variétés aromatiques (Isriz 1, 2, 3, 8 et 9) ; deux variétés adaptées à la salinité (Isriz 10 et 11) et deux variétés adaptées aux basses températures (Isriz 13 et 14).
L’Institut de technologie alimentaire a conduit des tests organoleptiques (qui concernent l’activation des récepteurs olfactifs et gustatifs), des tests de cuisson et de dégustation, ainsi que des analyses de qualité des grains, pour s’assurer que ces variétés correspondent au goût des sénégalais.
Selon le Pr Omar Ndao Faye, chercheur sélectionneur à l’Isra, point focal des sélectionneurs d’Afrique, et qui travaille depuis explique qu’il travaille depuis 2009 à l’Isra d’expliquer de son institut reçoit chaque année près de 1000 variétés venant du monde entier, grâce à une large collaboration avec des institutions régionales et internationales comme l’Iris (International Rice Information System), le Cgiar (Consultative Group for International Agricultural Research), Africa Rice et Embrapa, l’entreprise brésilienne de recherche agricole.
Il ajoute que le processus a été entamé il y a au moins neuf ans, avec 600 variétés testées dans différents milieux pour leur résistance et leur adaptation à la sécheresse, à la salinité, aux basses températures ou à la taille de la graine.
Le chercheur Omar Ndao Faye d’expliquer le procédé de sélectionné de riz « par exemple, je démarre avec 600 variétés et j’en mets dans un milieu très salé ; certaines vont survivre, d’autres pas. Ensuite, je prends celles qui survivent. Après criblage, j’en arrive à 100. Une nouvelle phase de tri sur plusieurs mois peut permettre d’aboutir à 60, puis à 30 espèces ».

