Aujourd’hui mercredi 3 janvier se tient le procès du Maire de Dakar Khalifa Sall. Il a de nouveau été renvoyé au 23 janvier prochain.
Selon le juge tous les éléments ont été envoyés aux avocats pour une bonne tenue du procès. En effet, les avocats du maire de Dakar ont demandé que l’audience soit renvoyée. Une demande à laquelle le juge a accédé sur le principe, mais que le délai que ces derniers ont demandé est long. Du coup il a décidé de renvoyer le procès au 23 janvier.
Le collectif de défense de Khalifa Sall ont adressé une lettre au juge dans lequel il expose les raisons pour lesquelles ils demandent le renvoi de l’audience. La lettre a par ailleurs été lu devant l’assistance sur injonction du juge. Selon les avocats du maire de Dakar, ils sont en train de rassembler l’adresse et l’État civil des témoins qu’ils ont cité en cours d’instruction. Ces derniers sont au nombre de 70 et certains résident à l’étranger. Parmi les témoins que la défense souhaite convoquer au tribunal figurent les ministres du budget et des Finances. Selon les robes noires, seul un décret présidentiel peut permettre aux ministres de venir témoigner. Ce qui prendra certainement du temps, les avocats de Khalifa Sall de demander en conséquence le renvoi du procès.
Les avocats ont également déclaré que tous les documents ne leur sont pas parvenus. De plus, des avocats du maire de Dakar qui résident à l’étranger n’ont pas reçu d’avis qui les informe de la tenue du procès.
Des arguments battus en brèche par l’avocat de l’État Me Félix Moussa Sow. Selon lui, tous les avocats ont reçu leur convocation. Il affirme que la défense aurait dû prendre toutes les dispositions dans une telle affaire. « Il a fallu 7 mois pour que le dossier soit clôturé. La défense aurait dû citer ses témoins qu’il dit essentiel », à déclaré Me Sow.
Me Baboucar Cissé, un des avocats de l’État a quant à lui déclaré que cette demande de renvoi n’est qu’une stratégie pour éviter les débats de fond. « L’objectif de la défense est que l’affaire traverse l’année judiciaire 2017-2018. Dans cette affaire on refuse d’aller au fond. On a peur d’aller au fond », a-t-il tonné.

