3,7% du PIB, c’est le taux que devrait atteindre en 2017, la baisse du déficit budgétaire sur les dernières années. La croissance elle est en passe de dépasser les 6% en 2017 pour la troisième année consécutive, tout cela dans un contexte de faible inflation. Voila ce qui justifie entre autres facteurs, cette stabilité macroéconomique du Sénégal.
Selon un communiqué du FMI, « le déficit budgétaire est en baisse progressive sur les dernières années et devrait atteindre 3,7 % du PIB en 2017. Cependant, la dette a augmenté à un rythme plus important que ce que laisserait croire le niveau du déficit, car le Trésor a dû combler les déficits du Groupe La Poste et de la caisse de retraite de la fonction publique, en plus des dépenses au titre des budgets des années précédentes ».
Le déficit des transactions courantes devrait se creuser à 7,8 % du PIB en 2017 en raison de la hausse des prix du pétrole et du léger ralentissement de la croissance des exportations, renversant ainsi la tendance à la baisse observée ces dernières années.
D’après le Fonds monétaire international, « les résultats du programme à fin septembre 2017 ont été satisfaisants. Tous les critères d’évaluation et objectifs indicatifs à fin juin 2017 ont été respectés, à l’exception de l’objectif indicatif sur les recettes fiscales, en raison d’un niveau de recettes pétrolières inférieur aux projections », note le document.
De même, sur les trois repères structurels (RS) fixés pour cette revue, deux ont été respectés, tandis que des efforts supplémentaires doivent être consentis pour le troisième RS relatif à la mise en service intégrale de la plateforme d’échange d’informations entre les administrations fiscale et douanière pour accroître le recouvrement des recettes.

