Les autorités ont sommé les mécaniciens installés aux alentours de l’aéroport de Yoff de quitter. Auparavant, ces derniers avaient été deguerpis de l’ancienne piste. Face à la presse, les mécaniciens sollicitent de l’aide
« Quand je venais ici, j’avais 13 ans. Actuellement, j’ai 53 ans. Nous avons été déguerpies par les éléments de la gendarmerie, qui nous ont sommés de quitter les lieux sans aucune explication valable. Ils soutiennent que nous occupons les lieux de façon anarchique. Ce qui est totalement faux. Trois personnes ne peuvent pas venir sacrifier la vie de centaine de personnes », a déclaré Elhadj Badiane.
Abondant dans le même sens, une dame victime de ce déguerpissement fulmine. « Les brigades et les riverains qui ont effectué un montage honteux, une situation que nous ne pouvons pas mesurer la gravité. Les ateliers étaient la ressource numéro 1 de cette localité. L’Etat devrait nous accompagner. Nous demandons aux autorités et aux riverains de nous laissaient travaillé. Depuis 10 ans, je travaille ici. Toute ma famille travaille dans ce site. Mon fils est mécanicien et moi qui vous parle, je tiens ici un restaurant. Ce lieu est notre gagne-pain. Nous leur demandons plus de clémence », dit-elle.
Les mécaniciens installés à côté du mur de l’aéroport, Léopold Sédar Senghor sont dans le désarroi. Déguerpis, ils demandent aux responsables de les laisser travailler sur ce site qu’ils occupent depuis des années

