Le sort du journaliste Pape Alé Niang, en grève de la faim, et très affecté et affaiblit, suscite une inquiétude grandissante, hier mardi le juge en charge du dossier a encore refusé une demande de liberté provisoire de ses avocats car le procureur dépendant du ministère de la Justice s’y oppose toujours. Tous ceux et celles qui lui ont rendu visite atteste de la même chose, Pape Alé Niang est dans un état très critique. Ils alertent tous, membres de la société civile, partis politiques et simples citoyens…avant que l’irréparable ne se produise….
Interné à l’hôpital Principal de Dakar, le journaliste d’investigation refuse selon ses proches les soins car, il s’estime « être injustement arrêté et mis en prison ».
Arrêté depuis le 6 novembre dernier, Pape Alé Niang avait été inculpé et placé sous mandat de dépôt depuis le 9 novembre pour «divulgation d’informations de nature à nuire à la Défense nationale», «recel de documents administratifs et militaires» et «diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques».
Il sera libéré et placé sous contrôle judiciaire par le juge avant d’être de nouveau arrêté et encore placé sous mandant de dépôt car le juge lui reproche » d’avoir violé son contrôle judiciaire en se prononçant sur des éléments de son instruction lors d’un Live de l’activiste Mollah Morgun… »
Et hier encore de son lit d’hospitalisation, le patron du site d’informations Dakar Matin a réitéré sa détermination à aller jusqu’au bout de son combat quitte à y laisser sa vie.
« Chers Sénégalais, Je vis de manière stoïque l’abominable épreuve qu’on m’inflige pour un dessein non encore avoué.
Mais, je tiens à vous informer, à prendre l’opinion publique nationale et internationale à témoin, que face à ces auteurs de mon emprisonnement injuste et arbitraire, je préfère mourir dignement dans la prison de Rebeuss que dans un hôpital.
Un célèbre penseur disait qu’il ne faut pas avoir peur de la mort, mais du néant. Ma vie n’a pas été un néant. Dans l’exercice du métier que j’ai choisi, j’ai, toujours et de manière permanente, posé des actes pour défendre objectivement et exclusivement le Peuple Sénégalais », a-t-il écrit.
Avant de conclure: « Je sollicite les prières des Sénégalais et confie ma vie au bon Dieu, l’Unique et véritable Juge. Que Dieu veille sur le Sénégal ».
Ce mercredi la Coordination des associations de presse se mobilise encore pour exiger sa libération sans condition car sa vie est en danger.

