Les deux députés du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), Massata Samb et Mamadou Niang, auteurs présumés d’actes de violence contre leur collègue Amy Gniby Ndiaye (BBY, pouvoir) ont été placés, jeudi 15 décembre, sous mandat de dépôt, a-t-on appris de sources médiatiques.
A cet effet, leur avocat Me Adama Fall demande l’annulation des poursuites contre eux. » Nous espérons que les juges en charge de ce jugement nous prêteront une oreille attentive pour répondre favorablement à ces demandes. Nous allons faire valoir tous nos moyens de défense que la loi nous accorde et nous osons espérer que le juge va suivre notre requête. Ceci en annulant purement et simplement ces poursuites qui ne sont pas conformes à la légalité », déclare-t-il.
Ainsi, la robe noire persiste et signe que cette procédure n’est pas celle d’un flagrant délit. « Ils veulent passer outre les procédures légales. On veut passer outre la procédure définie par le code de procédure pénale et les lois et règlements du pays pour nous imposer le flagrant délit », mentionne-t-il.
Les deux parlementaires seront jugés, lundi, en flagrant délit.
Les députés membres de la coalition Yewwi Askan Wi (opposition) ont été placés en garde à vue, mardi, après leur audition par la Division des investigations criminelles (DIC).
Ils étaient entendus sur ordre du procureur de la République.
Lors d’une séance parlementaire houleuse, dans le cadre de la session budgétaire, Amy Gniby Ndiaye, a reçu une gifle de Massata Samb et un coup de pied de Mamadou Niang après qu’elle a tenu des propos à l’encontre de leur guide religieux.
La députée de Benno Bokk Yaakaar (BBY) a dû être hospitalisée après un malaise.
Des parlementaires de Yewwi se sont rendus devant les locaux de la DIC mardi matin pour soutenir leurs collègues.

