Ouverte ce mardi 15 novembre à Tambacounda, la semaine pastorale est un cadre d’innovation entre les acteurs du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal, visant à prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs, indique-le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aly Saleh Diop. Ledit ministre procédait au lancement de la semaine pastorale dans le cadre de la redynamisation du cadre de concertation transfrontalier entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
« La mobilité du cheptel à l’intérieur et au-delà de nos frontières, à la recherche de pâturages, de points d’abreuvement et de marchés dans ce contexte de changement climatique et de crises sécuritaires persistantes, oblige nos Etats respectifs à traiter avec la plus grande délicatesse la question de la transhumance », a-t-il dit.
Le ministre de l’élevage souligne que les Etats ont voulu encadrer cette pratique ancestrale des éleveurs en mettant en place un cadre juridique de réglementation de la transhumance. « Nous voulons préserver nos rapports millénaires de bon voisinage et de fraternité mais également eu égard aux enjeux socio-économiques que revêt la transhumance transfrontalière », a-t-il ajouté.
Il a rappelle également que le dispositif réglementaire mis en place par les Etats a permis la mise en place des cadres de concertation transfrontaliers constituant un puissant levier pour renforcer les échanges multi-acteurs.

