Cette mesure vise à réduire la surpopulation carcérale et faciliter l’aménagement des peines de prison selon les autorités judiciaires sénégalaises.
Dans le cadre de la politique pénale d’aménagement des peines, avec l’objectif de désengorgement des lieux de privation de liberté, le ministre de la Justice, Ismaîla Madior Fall a officiellement lancé, ce mardi, le port du bracelet électronique. Une mesure qui avait été annoncée en 2018.
Cette réforme, souligne, le Garde des Sceaux est due « à la mise en œuvre de la plupart des modes d’aménagement des peines qui jusque-là, reste timide, alors que des mécanismes comme la libération conditionnelle et la réduction des peines ne permettent pas, à eux-seuls, de désengorger considérablement les prisons, encore moins d’atteindre les objectifs liés à l’humanisation de la sanction pénale ».
Prenant contexte ces faits, le Garde des Sceaux considère que « le recours au bracelet électronique comme alternative à la détention provisoire et mode d’aménagement des peines s’avère particulièrement intéressant pour réduire les mandats de dépôt et limiter les peines privatives de liberté ».
Mais pour en bénéficier, il est impératif en à croire le ministre de la Justice de prendre en compte « certaines considérations, comme l’environnement de la commission de l’infraction, les antécédents du délinquant, mais également son avenir, notamment son potentiel de resocialisation ».
A noter que pour le moment 1 000 bracelets sont disponible et 1 000 autres sont attendues.
Selon les chiffres officiels, sur les 10 562 détenus dans les prisons sénégalaises, près de la moitié, 4 804, sont en détention préventive.
Les bracelets sont fonctionnels par géolocalisation avec une durée qui peut aller jusqu’à vingt ans. Mieux, le bracelet électronique va s’accompagnes d’une technologie de pointe.

