1er novembre 2015-1er novembre 2017, voici deux ans maintenant que la justice française a retiré à Lamine Diack son passeport, l’empêchant ainsi de rallier le Sénégal, son pays natal. Une situation que ses souteneurs jugent insupportable et appelle l’Etat du Sénégal à activer le levier diplomatique. Ils ont affirmé lors d’un point de presse organisé ce mercredi 1er novembre 2017 qu’ils ne veulent qu’une chose ; le retour de l’ancien président de l’association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF en anglais) auprès des siens.
C’est une foule hétéroclite qui est venue assister à l’anniversaire du retrait du passeport de Lamine Diack par la justice française. Acteurs du monde du sport, anciens ministres, membres de la famille et amis d’enfance de Lamine Diack sont venus en nombre à Keur Jaraaf pour témoigner leur « solidarité, leur fraternité » à l’égard de Lamine Diack dans « les épreuves » qu’il traverse. Le collectif a plaidé par le biais de son vice-président Mamadou Koumé, journaliste et ancien président de l’association nationale de la presse sportive (ANPS), pour le retour de Lamine Diack au Sénégal, auprès de ses petits-fils.
« C’est une situation insupportable pour Lamine et ses proches », affirme Mamadou Koumé à propos de l’ancien président de l’IAAF, éclaboussé dans une affaire de corruption passive et de blanchiment aggravé. Il a été mis en examen et son passeport lui a été retiré par la justice française. Ses souteneurs convoquent la convention signée entre le Sénégal et la France en 1974 qui lui permettrait de revenir au Sénégal tout en respectant la procédure.
A la question de savoir si la justice française accédera à cette requête étant donné que le Sénégal ne semble pas disposé à créer les conditions de l’audition de Papa Massata Diack (fils de Lamine Diack, également cité dans cette affaire), Ndeye Khady Diack répond qu’elle ne se prononcera pas sur le dossier judicaire.
Ndiaga Samb, compagnon de longue date de Lamine Diack interpelle directement le Président Macky Sall afin qu’il intercède auprès de la France en faveur de L. Diack. « Nous ne sentons pas l’implication de nos autorités étatiques », a-t-il affirmé.
Le collectif Lamine Diack compte continuer le combat en activant les leviers qui seront à sa disposition. La pétition qu’il a lancée en septembre 2017 a déjà recueilli plus de 10 000 signatures, une pétition que Koumé qualifie de symbolique. Le collectif invoque la bénédiction des marabouts ainsi que de leur implication afin de faciliter le retour de Lamine Diack et les remercient pour leur soutien.

