Vingt-ans jour pour jour après le naufrage bateau MS/Le Joola au large de la Gambie, ayant fait « plus de deux mille (2000) morts et soixante-quatre (64) rescapés » selon les familles des victimes, la gestion par l’Etat de ce qu’il convient de nommer « le dossier du Joola », a eu des hauts et des bas. Trop promesses ont été faites.
Vingt plutard, Le Monde Afrique « Le Monde Afrique » a rouvert le dossier. Les rapports d’experts sénégalais et français, ainsi que les données techniques du bateau et des images capturées quelques heures avant le drame, montrent que le navire ne remplissait pas les conditions élémentaires de sécurité. Des risques que l’armée sénégalaise, qui exploitait le bateau, ne pouvait ignorer.
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C’est l’un des plus graves naufrages civils connus. Le 26 septembre 2002, le ferry sénégalais Le Joola sombre en quelques minutes au large de la Gambie, emportant avec lui la quasi-totalité de ses 2 000 passagers. Malgré l’immense émotion suscitée par la catastrophe, l’Etat sénégalais mène une enquête express, bâclée, et classe l’affaire. A l’époque, le commandant du navire est déclaré unique responsable de la tragédie. Un coupable sans peine : il a lui-même disparu dans le naufrage.
Le bateau Le Joola qui assurait la desserte entre Dakar et la région de Casamance (sud du Sénégal), était conçu pour transporter au maximum 536 passagers. Son chavirement a fait 1.863 morts et disparus selon un bilan officiel.
Le 26 septembre 2002, en pleine nuit, à 40 kilomètres des côtes, alors que des pluies tropicales s’abattent et que des vents forts se déchaînent, le Joola, surchargé de plus de trois fois le nombre normal de passagers, se retourne en moins de 10 minutes au large de la Gambie, et coule à environ 40 km de la côte.
Seuls deux canots pneumatiques de sauvetage ont pu être ouverts, plusieurs heures après le naufrage. Certains passagers se réfugient sur la coque du navire retourné, mais la majorité d’entre eux reste piégée à l’intérieur ou se noie. Les pêcheurs présents sur place interviennent le lendemain matin au lever du jour et les secours n’arrivent sur les lieux qu’en fin d’après-midi. Soixante-cinq personnes seulement qui étaient à bord ont survécu. Près de la moitié des victimes venait de Ziguinchor.
Au Sénégal, l’enquête judiciaire ouverte sur ce drame a conclu à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage. Des responsables mis en cause n’ont pas été sanctionnés
Le renflouement du Joola, une doléance des familles victimes
Réclamé depuis des années par les associations de victimes, le renflouement du navire, qui repose à une vingtaine de mètres de profondeur, n’a jamais été entamé.
Une procédure a également été entamée en France, dont étaient originaires plusieurs victimes, mais elle n’a pas abouti. La justice française a prononcé un non-lieu en octobre 2018 dans cette affaire du “Joola”.
Vingt ans après, les familles des victimes du naufrage continuent ainsi de se battre pour que la tragédie ne soit pas oubliée.

