Les utilisateurs des réseaux sociaux se demandent comment un message à le droit d’être diffusé plutôt bloqué. Le quotidien britannique The Guardian, lui, a mené son enquête en feuilletant une centaine de documents de consignes internes de Facebook.
Pour filtrer quotidiennement les messages, Facebook compterait actuellement 4 500 modérateurs. Leur travail est d’empêcher la propagation de contenus indésirables tels que la pornographie, le terrorisme ou encore les menaces.
Formés en deux semaines, ces modérateurs sont capables en une fraction de temps, parfois de 10 secondes, de scrutés et d’analyser les messages envoyés par les plus de deux milliards d’utilisateurs du réseau social à leur insu. C’est ce que révèle une enquête du journal britannique The Guardian.
Parmi les choses interdites, on retrouve la menace de mort, envers une personnalité publique ou un journaliste, qui font partie des catégories de personnes protégées. Cependant, lorsqu’un internaute menace de mort une personne qui n’est pas d’intérêt public, le modérateur peut se montrer tolérant.

Ensuite, la nudité est également un sujet sensible. Récemment, Facebook avait retiré une photo emblématique de la guerre du Vietnam où l’on voit une petite fille nue sur une route, ce qui avait provoqué un tollé.

Au fur et à mesure que la pratique avance, les règles également évoluent. La presse a été autorisée de publier certaines images s’il s’agit de dénoncer la terreur de la guerre.
Modérer les contenus est un travail exténuant. Facebook a récemment annoncé l’embauche de 3 000 personnes supplémentaires pour gérer cet espace juridique parallèle qui vise surtout à éviter que sa responsabilité soit mise en cause.

