De Amédine FAYE
Son nom sera royalement inscrit dans les annales de l’histoire de l’automobile. Et pour cause, Baïla Ndiaye a construit une voiture sportive dénommée « Baïla 66 ».
« Il m’a fallu un an pour le réaliser, mais vraiment dans la douleur et la solitude. C’était un projet fou et comme personne n’y croyait j’ai dû le porter tout seul. Avec un peu de recul, je me rends compte que c’était vraiment un défi incroyable : faire une voiture sans dépenser un radis et en n’utilisant que ce que j’avais autour de moi. Une voiture non seulement performante, mais qui ne ressemble à aucune autre et qui soit susceptible de plaire au monde entier », enjôle M. Baïla Ndiaye, français d’origine sénégalaise, dans un entretien qu’il nous a accordé, via mail.
Il a voulu l’appeler « Baila 66 » parce que « Baïla » c’est son prénom et « 66 » est un chiffre qui l’accompagne depuis toujours, sans doute son chiffre fétiche, confie-t-il.
Sur les caractéristiques techniques de l’automobile, Baïla Ndiaye s’est voulu être très méticuleux.
« Baïla 66 est construite autour d’un moteur moto BMW k75 qui attaque un pont Mercedes raccourci. C’est une injection électronique pilotée par un calculateur. Elle est dotée d’une direction directe par transfert d’angle à assistance hydraulique variable. Sa boite de vitesse est séquentielle avec les commandes au volant. Son freinage est de type ABS », fait savoir le quinquagénaire.
Pour la commercialisation de « Baïla 66 », ce chef d’une entreprise d’ingénierie à Strasbourg (France), dit ne pas être pressé, mais tient tout de même à expliquer la symbolique qui se cache derrière cette voiture.
« Nous sommes capables en puisant dans le capital commun des connaissances universelles de concevoir les outils du développement, des machines adaptées à nos besoins, mais surtout accessibles à notre budget », insiste-t-il.
Il ajoute également que « Baila 66 » symbolise le génie-créateur africain.

