De Youssouf DIMMA, Ziguinchor
Plusieurs centaines d’habitants de Tenghori-Transgambien, localité située dans la commune de Tenghori, à 220 Km au sud de Dakar, dans le département de Bignona, ont marché ce jeudi 5 octobre 2017, pour exiger de meilleures conditions d’existence.
Les marcheurs ont arboré des brassards rouges et ont brandi, tout au long de leur procession bruyante, des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « nous sommes fatigués, nous voulons de l’électricité ! », « Tenghori –Transgambien est l’oublié du pouvoir », « nous voulons du courant ! », « nous voulons des routes et des robinets ! », etc.

Ils se sont rendus à la sous-préfecture de Tenghori-Arrondissement pour remettre un mémorandum au sous-préfet Ousmane Thiaw. Dans ce document, les manifestants ont notamment mis l’accent sur ceci : « Tenghori souffre de plusieurs maux tels que le manque d’électricité, de robinet et de ponts ». Selon eux, « les mauvaises routes, l’ensablement des rizières, le mauvais lotissement, le manque d’équipement pour le poste de santé de Tenghori-Transgambien nous font beaucoup souffrir ».
A en croire ces populations, par la voix de leur porte-parole Jean-Michel Coly, « le courant est devenu une nécessité pour tous. Hélas plus de 400 foyers en manquent. Nous vivons dans le noir et dans l’insécurité totale. Certaines personnes sont obligées d’utiliser des files de branchement. Ce qui est illégal et nous expose évidemment à des dangers en permanence. Ces files prennent des fois feu. »
Visiblement très remontés contre le pouvoir qui, selon eux, les a oubliés, ils précisent, par la voix de Lansana Diédhiou, leur coordonnateur : « Tenghori-Transgambien est divisé, discriminé et oublié par nos autorités compétentes. Certains foyers bénéficient du courant tandis que d’autres n’en ont pas. Des autochtones mêmes du quartier vivent dans l’obscurité. Nous réclamons du courant pour tous. »
Pour ce qui est du manque de routes praticables, Jean Michel Coly déclare : « nous souffrons beaucoup aussi à cause des mauvaises routes. Pendant l’hivernage, nos problèmes augmentent. Notre quartier abonde de caniveaux qui nous empêchent d’accéder facilement aux autres parties de la ville. Ces accès difficiles qui se font par planches en remplacement de ponts augmentent le tarif du transport ».
Dans sa réponse, le sous-préfet de Tenghori-Arrondissement, Ousmane Thiaw, les a rassurés que des travaux étaient pourtant en cours dans leur localité et que c’était du fait de l’hivernage que les « trois entreprises engagées ont suspendu leur travail car leurs engins ne s’y prêtaient pas ».
Les marcheurs ont promis de « manifester encore et encore » tant que leurs difficultés resteront sans solutions

