De Youssouf DIMMA correspond de Teranganews à Ziguinchor
Les vingt-cinq (25) prévenus dans le cadre de l’enquête sur le massacre des exploitants forestiers ayant eu lieu le 6 janvier 2018 dans la forêt du Bayotte Est, commune de Nyassia, ont entamé ce lundi 6 décembre 2021 une grève de la faim.
Ces prévenus, parmi lesquels le journaliste René Capin Bassène et le célèbre Oumar Ampoï Bodian, ont arrêté de nourriture pour, selon leurs proches, »protester contre leur longue détention préventive ».
En l’occurrence, leurs proches se sont donnés rendez-vous ce lundi matin, dès 8 heures aux alentours de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Ziguinchor, sise au quartier d’affaires de Ziguinchor.
En effet, une vingtaine de femmes et de jeunes se sont réunis non loin de cet établissement pénitentiaire pour, selon eux, » témoigner [leur] solidarité » à leurs parents et époux qui démarraient ainsi leur diète.
Le 6 janvier 2018, une quinzaine d’exploitants forestiers a été interceptée par des hommes armés qui leur ont arraché tous leurs biens personnels, leurs fagots de bois avant de les battre à mort fusillant certains d’entre eux à bout portant.
L’enquête immédiatement ouverte avait abouti à l’arrestation de vingt-cinq (25) personnes.
Sur le volet judiciaire, le procureur de Ziguinchor a, pour la troisième fois, rencontré les 25 personnes détenues après le massacre de 14 bûcherons survenu dans la forêt de Boffa-Boyotte le 6 janvier 2018. Une rencontre qui, selon nos confrères de Libération, a duré plus de trois heures de temps à l’intérieur de la prison Ziguinchor. «Le procureur de la République a expliqué aux détenus l’état de la procédure pour laquelle le parquet a déjà transmis son réquisitoire définitif au juge d’instruction qui reste seul compétent pour décider de leur sort», ont ajouté nos sources.

