L’armée nigériane affirme avoir neutralisé 103 combattants et détruit plusieurs infrastructures logistiques de groupes armés lors de sept frappes aériennes menées du 10 au 18 octobre 2026, dans le nord-est du pays. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de l’opération militaire Hadin Kai, engagée contre les groupes jihadistes actifs dans la région.
Dans un communiqué publié le 19 octobre, le capitaine Mohammed Goni, officier d’information militaire par intérim de l’opération Hadin Kai, a indiqué que les frappes avaient visé plusieurs positions dans l’État de Borno, notamment à Gudumbali, Badu et Mairari. Une autre intervention a été menée le 16 octobre dans l’État d’Adamawa, contre des éléments présentés comme appartenant aux groupes armés.
L’une des opérations les plus importantes a eu lieu le 18 octobre. Selon l’armée, une frappe aérienne a ciblé une résidence secondaire d’Abu Saleem, présenté comme le gouverneur de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dans le sud du bassin du lac Tchad. L’intervention aurait entraîné la destruction du bâtiment, de neuf moteurs de bateau et de plusieurs motos. Les services militaires font également état de la mort de plusieurs combattants, dont deux membres présumés de l’organisation.
Le 13 octobre, les moyens de surveillance aérienne avaient repéré un rassemblement de plus de 100 combattants, accompagnés de plusieurs motos, à proximité de Badu et de Monguno. Une frappe menée contre ce groupe aurait fait une trentaine de morts, selon les estimations militaires. Les dégâts infligés aux motos n’étaient toutefois pas encore confirmés.
L’armée nigériane attribue ces résultats à la coordination entre ses unités aériennes, le régiment chargé des aéronefs télépilotés et les forces terrestres. Elle affirme vouloir affaiblir les structures de commandement des groupes armés, détruire leurs moyens logistiques et limiter leurs possibilités de repli.
Malgré les opérations militaires répétées, le nord-est du Nigéria demeure confronté à une insécurité persistante. Les groupes Boko Haram et ISWAP continuent de représenter une menace pour les forces de sécurité et les populations civiles dans le bassin du lac Tchad.
Genèse MOUKAHA

