Les autorités de transition en Guinée-Bissau ont annoncé la tenue des élections présidentielle et législatives le 6 décembre 2026. La décision a été officialisée par décret présidentiel, rendu public le 21 janvier, marquant une nouvelle étape dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, régulièrement confronté à des crises politiques.
Ce calendrier électoral intervient après plusieurs mois d’incertitude institutionnelle, consécutifs à la suspension du processus démocratique à la suite du coup d’État survenu fin 2025. Les scrutins prévus devront permettre aux Bissau-Guinéens d’élire un nouveau président de la République ainsi que les membres de l’Assemblée nationale populaire.
Selon les autorités de transition, cette échéance vise à offrir le temps nécessaire à la mise en place d’un cadre électoral apaisé, incluant la révision des listes électorales, l’organisation logistique du vote et la participation de l’ensemble des forces politiques du pays. Elles assurent également leur engagement à organiser des élections libres, transparentes et inclusives.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) suit de près l’évolution de la transition en Guinée-Bissau. L’organisation régionale a, à plusieurs reprises, appelé à un retour rapide à l’ordre constitutionnel et à la libération des acteurs politiques détenus, tout en insistant sur la nécessité d’un dialogue politique inclusif.
D’après Africa News , malgré l’annonce de la date du scrutin, la situation politique demeure fragile. Les partenaires internationaux restent attentifs au respect des libertés publiques et aux garanties offertes pour un processus électoral crédible. La tenue effective des élections en décembre 2026 constituera un test majeur pour la stabilité institutionnelle du pays.
Genèse MOUKAHA

