L’intelligence artificielle (IA) pourrait devenir l’un des principaux moteurs de croissance du continent africain au cours de la prochaine décennie. Selon une étude relayée par Le360 Afrique, les retombées économiques de l’IA pourraient atteindre 580 milliards de dollars d’ici 2035, portées principalement par cinq secteurs stratégiques.
L’agriculture figure en tête des domaines les plus prometteurs. Grâce aux outils d’analyse prédictive et à la gestion intelligente des données, l’IA pourrait améliorer les rendements, réduire les pertes post-récolte et renforcer la sécurité alimentaire. Ce secteur représenterait à lui seul près de 20 % des gains attendus.
Le commerce, notamment de gros et de détail, arrive en deuxième position. L’intégration de solutions numériques permettrait une meilleure gestion des stocks, une optimisation des chaînes d’approvisionnement et une formalisation progressive des activités informelles, contribuant ainsi à une hausse notable de la productivité.
L’industrie manufacturière pourrait également tirer profit de l’IA à travers l’automatisation intelligente, la maintenance prédictive et le contrôle de la qualité. Ces innovations favoriseraient une production plus compétitive et mieux intégrée aux chaînes de valeur mondiales.
Dans le secteur financier, l’intelligence artificielle apparaît comme un levier majeur pour renforcer l’inclusion financière. L’analyse de données alternatives faciliterait l’accès au crédit, notamment pour les populations non bancarisées, tout en améliorant la lutte contre la fraude et la gestion des risques.
Enfin, le domaine de la santé bénéficierait d’avancées significatives grâce à l’IA, notamment dans le diagnostic, la gestion des patients et l’optimisation des ressources médicales, malgré une contribution économique plus modeste comparée aux autres secteurs.
Selon les analystes et les détails du journal le 360Afrique, la concrétisation de ce potentiel dépendra toutefois de plusieurs facteurs clés : investissements dans les infrastructures numériques, formation des compétences locales, cadre réglementaire adapté et accès équitable aux technologies. Sans ces conditions, les promesses de l’intelligence artificielle risquent de rester limitées pour une grande partie du continent.
Genèse MOUKAHA

