Après avoir pris acte de la décision du Conseil constitutionnel annulant le décret présidentiel portant report du scrutin présidentiel, le Président de la République entame aujourd’hui, lundi, et demain, mardi, des consultations officielles pour définir le nouveau calendrier de l’élection présidentielle, renseigne le journal Le Quotidien. Dans un communiqué publié vendredi dernier le président sortant à entend faire pleinement exécuter la décision du Conseil constitutionnel » et « mènera sans tarder les consultations nécessaires pour l’organisation de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais »
Cette démarche fait suite à la décision du Conseil constitutionnel d’annuler le décret annulant la convocation du corps électoral le 25 février et de demander aux autorités compétentes d’organiser le scrutin dans les meilleurs délais.
« Les différentes parties seront reçues individuellement par le Président Macky Sall afin de discuter des éléments devant façonner le nouveau processus électoral », indique le journal du groupe Avenir communication. La même source précise que « suite à ces discussions avec les divers acteurs, le président de la République fixera les nouvelles échéances du processus électoral : la durée du premier tour et, le cas échéant, celle du second tour ».
Quinze (15 )candidats á l’élection présidentielle du 25 février 2024 exigent des autorités sénégalaises la tenue du scrutin avant le 2 avril 2024, rappelant la décision du Conseil constitutionnel du 15 février selon laquelle les opérations électorales devront avoir été closes avant cette échéance.
Selon un communiqué du « Collectif FC25 » daté du 18 février, « l’élection présidentielle ne peut être reportée au-delà de la durée du mandat présidentiel » en cours qui s’achève le 2 avril prochain. Néanmoins, « aucun acte n’a été posé par les autorités sénégalaises » pour faire droit à la décision sans appel des juges constitutionnels. Aussi, les signataires appellent-ils « le peuple sénégalais à continuer la mobilisation pour le respect de la légalité constitutionnelle » dans notre pays.
Par ailleurs, les 15 prétendants notent que s’il doit y avoir des concertations/discussions sur les modalités d’organisation de la présidentielle, en particulier sur la date de tenue du premier tour de scrutin, « seuls » les candidats « retenus par le Conseil constitutionnel ainsi que leurs mandataires » restent « habilités à interagir avec les autorités compétentes pour le bon déroulement des opérations électorales. »
Les signataires du communiqué sont : Aliou Mamadou Dia, Mamadou Lamine Diallo, Elhadji Mamadou Diao, Cheikh Tidiane Dièye, Déthié Fall, Diomaye Diakhère Faye, Pape Djibril Fall, Malick Gakou, Serigne Mboup, Aly Ngouille Ndiaye, Daouda Ndiaye, Anta Babacar Ngom, Khalifa Ababacar Sall, Thierno Alassane Sall et Habib Sy.

