De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
“La Microfinance Islamique, un puissant levier pour le développement de l’économie sociale et solidaire dans la Vallée du Fleuve Sénégal”, tel a été le thématique de la conférence tenue samedi dernier a l’université Gaston Berger. Une tribune que la ministre de la microfinance de l’économie sociale, Victorine NDeye a saisi pour expliquer les opportunités, les perspectives et les défis de la vallée, liés à cette forme de financement.
La vallée du fleuve Sénégal offre de réelles opportunités de développement et les acteurs de cette zone n’ont besoin que d’accompagnement pour mieux les exploiter. Pour la ministre de la Microfinance et de l’économie solidaire, Victorine NDeye, la finance islamique constitue un important levier dans la création de richesse et le développement des terroirs. “ Dans la vallée fleuve Sénégal, la finance islamique peut faire l’affaire. Car, elle consiste à partager les risques et accompagner des différents acteurs qui souvent, n’ont besoin que de ressources financières en équipements et en produits. Cette forme d’entreprendre qui vise à exploiter pleinement le potentiel de nos terroirs pour une répartition plus équitable de la richesse, la création d’emplois décents et la construction de communautés plus justes, équitables et inclusives. L’objectif est de bâtir un Sénégal où chaque individu a l’opportunité de prospérer. Un Sénégal où l’entreprenariat est encouragé pour que le potentiel de chaque région soit pleinement exploité. Un pays où les femmes sont autonomes et où les rêves des jeunes peuvent devenir réalité » a soutenu la ministre Victorine NDeye.
Raison pour laquelle, a-t-elle poursuivi, le défi majeur actuel, est de permettre à plusieurs couches de la société de tirer le maximum de profit à cette industrie de financement. « Il est de notre devoir de vulgariser ce produit auprès des bénéficiaires. Au-delà de la microfinance et même des produits qui sont offerts, il s’agit de voir ces derniers sont pour qui et par quel moyen développer tout un écosystème derrière. Ainsi, les artisans, les jeunes, les femmes, tous les acteurs sont interpellés. Dans la vallée du fleuve Sénégal, le développement de ces micro-entreprises offrent différents produits aux bénéficiaires et utilisateurs » a signalé la ministre de la Micofinance.
Les acteurs de l’université invités à plus de responsabilité
Profitant de son face à face avec un nombreux public à majorité d’étudiants, la ministre Victorine NDeye a invité ces derniers à bannir les actes de vandalisme et de saccages dans les universités.
« L’université est un lieu de savoir. Les actes barbares n’ont pas leurs places dans ces temples. L’université est .un lieu de partage de connaissances, d’acquisition d’attitudes, de compétences et ne saurait être un champ de bataille. Nous n’avons ni le droit de détruire nos universités, ni d’y mettre le feu. C’est pourquoi j’ai profité de l’occasion pour appeler les étudiants à avoir des comportements responsables et à prendre soin de tout ce qui est mis à leur disposition” a insisté Victorine NDeye.
Dans la même lancée, la ministre de la Microfinance a également invité les enseignants du supérieur à la préservation de la paix sociale dans les universités. A l’en croire, ils ont un important rôle à jouer et de grandes responsabilités dans la pacification des uuniversités. “ Il est de la responsabilité des intellectuels, de nos ainés et de ceux qui sont chargés de transmettre le savoir, de s’assumer et de ne pas céder face à la fabrique d’insultes, de calomnies, de médisances et voire de menaces physiques. Puisque leurs positions, leurs discours, leurs croyances les définissent. Donc nous devons refuser le diktat de
la pensée unique. On doit accepter pour chacun sa conviction, son engagement, son choix, tant que cela ne perturbe pas la cohésion sociale et l’unité de notre nation » a déclaré la Ministre Victorine NDeye.

