Pour le président de la Commission de l’Union africaine (UA), SE Moussa Faki Mahamat, les voies emprunter pour une solution de crise, désétablissement en revanche un pays. Hier après la tentative de coup d’Etat au Gabon, il a fait part de « sa grande inquiétude » face à la situation dans laquelle est plongé le pays.
Dans la note, SE Moussa Faki Mahamat rappelle avec que cet acte « constitue une violation flagrante des instruments juridiques et politiques de l’Union africaine, dont la Charte africaine sur les élections, la démocratie et la gouvernance », dit-il.
Dans la foulée, il interpelle l’armée nationale et les forces de sécurité à s’en tenir strictement à leur vocation républicaine, « à garantir l’intégrité physique du président de la République, les membres de sa famille ainsi que de ceux de son gouvernement ».
Il encourage par la même occasion « tous les acteurs politiques, civils et militaires du Gabon à privilégier les voies politiques pacifiques conduisant au retour rapide à l’ordre constitutionnel démocratique au pays », déclare-t-il dans la note.
Mercredi soir, le nouvel homme fort du pays, le général Brice Oligui Nguema, chef de la Garde républicaine — l’unité d’élite de l’armée du Gabon — a été officiellement nommé président de la transition, après avoir été porté en triomphe par des centaines de militaires.
Les putschistes, qui avaient rétabli l’accès à internet dans la matinée, ont ordonné le rétablissement de la diffusion de RFI, France 24 et TV5 Monde, suspendus par le gouvernement, le camp Bongo samedi soir.
Ils ont toutefois maintenu le couvre-feu en vigueur depuis samedi, désormais effectif de 18:00 à 06:00, au nom de la nécessité de maintenir le calme et la sérénité. De même, les frontières du pays restent fermées.

