Avec Abdoulaye Diallo correspondant de Teranganews à Kaolack
Pour les cinq prochaines années, le Plan d’action prioritaire de la troisième phase du Plan Sénégal émergent (PAP3-PSE) prévoit une enveloppe financière de près de quatre cents milliards de francs CFA pour le développement de la région de Kaolack.
L’annonce a été faite ce mardi 25 juillet par le conseiller technique à la Direction générale de planification et des politiques publiques (DGPPE), Ibrahima Dieng, au cours d’un atelier initié par les services du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération dans le cadre de la formulation du PAP3-PSE. « La région de Kaolack a proposé un portefeuille de projets et programmes d’une valeur de près de quatre-cents milliards de francs CFA pour la phase 2024-2028. La mise en œuvre de ces projets devrait pouvoir relever les nombreux défis que nous avons identifiés pour la région’’, déclare t-il.
La rencontre a permis d’échanger avec les acteurs du développement territorial sur les résultats préliminaires issus du diagnostic de la mise en œuvre de ce PAP3-PSE. « Le Sénégal, globalement, a enregistré des bonds satisfaisants sur les plans de la croissance économique, de l’accès aux services sociaux de base et, en matière de gouvernance aussi, certains indicateurs se sont améliorés’’, a fait valoir Ibrahima Dieng, relevant qu’au niveau de la région de Kaolack, les résultats ont été ‘’appréciables’’ grâce au portefeuille de projets et programmes dédié à la région.
A l’en croire, beaucoup d’indicateurs se sont améliorés, avec la production arachidière qui est passée du simple au double entre 2014 et 2022.
S’agissant des infrastructures routières, le linéaire de routes revêtues avoisine les 800 km, alors que pour la réalisation de pistes rurales, beaucoup de choses ont été faites grâce au Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), le Programme de modernisation des villes (PROMOVILLES), entre autres projets sectoriels.
« Le taux d’électrification rurale de la région de Kaolack dépasse la moyenne nationale’’, signale Ibrahima Dieng qui soutient que dans le domaine de la santé, des ‘’résultats assez satisfaisants’’ ont été enregistrés dans la région mais qui doivent être améliorés.
Dans le secteur de l’éducation aussi des efforts sont à faire notamment pour l’amélioration du taux brut de scolarisation dans la troisième phase du PSE.
D’après lui, l’Etat du Sénégal est conscient des retards notés dans la mise en place des politiques publiques et cette rencontre est une occasion pour les identifier en ce qui concerne Kaolack afin de proposer des ‘’actions majeures’’ pour pouvoir inverser ces tendances négatives.

