A la fin de sa deuxième session ordinaire, le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) a émis trois avis et quarante recommandations, informe lundi 10 juillet, le Professeur Mouhamadou Mawloud Diakhaté, président de commission à ladite institution. Il souligne qu’au-delà des auditions, le HCCT a inauguré un nouveau concept : ‘’le Haut conseil au cœur des territoire’’. ‘’Ressources naturelles, gouvernance du territoire’’ est le thème de la cession de l’institution.
‘’Il est ressorti aujourd’hui une masse critique d’informations qui nous permet de formuler trois avis et quarante recommandations’’, a-t-il dit en marge de l’audition du ministre du Pétrole et des Energies, Aissatou Sophie Gladima par le HCCT.
Il avance que ‘’le HCCT a une vue claire sur la question parce qu’il s’agit de travailler autour de la responsabilité sociétale des entreprises et en tant que levier pour le développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires’’. Il a indiqué que cette session a ‘’permis’’ au HCCT de ‘’toucher du doigt les problèmes qui existent dans les collectivités territoriales, des problèmes de relations entre collectivités et entreprises exploitantes’’.
Ce travail a permis, selon lui, ‘’de demander à ce qu’une politique de gouvernance de la mer soit préconisée, soit développée mais aussi que le Sénégal installe un comptoir et une raffinerie d’or pour pouvoir mieux gérer le potentiel qui se trouve à Sabodola et dans toute cette zone de Kédougou’’.
‘’Nous avons pu effectuer la relation entre la responsabilité sociétale des entreprises et les autres instruments de contrôle territorial ou de mitigation des impacts causés par ces sociétés qui exploitent nos minerais, à savoir les plans de gestion environnementale et sociale mais aussi les plans de suivi et de surveillance environnementale’’, a ajouté le professeur Diakhaté,
Selon lui, ‘’tout ceci agrégé donnerait aux collectivités des moyens pour pouvoir assurer leur viabilité et construire leur attractivité’’.
Selon Pr Mouhamadou Mawloud Diakhaté, cette série de consultations a été élargie avec les sociétés qui exploitent les ressources naturelles du Sénégal. ‘’Cela nous a permis d’investir les territoires de production, notamment (…) à Matam, à Diogo, dans la région de Thiès et à Xossanto, à Kédougou et à Bargny, au niveau de la SOCOCIM pour les problématiques des calcaires’’, a-t-il informé.

