De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Ils veulent toute la lumière sur la mort de leur fils, tué lors des violents affrontements entre forces de l’ordre et de jeunes manifestants, jeudi 1er.
Les parents d’Ousmane Badio, 19 ans, la troisième personne décédée jeudi 1er juin 2023, lors des manifestations de jeunes dans la commune de Ziguinchor, sont montés au créneau ce vendredi 02 juin 2023 pour réclamer que « juste soit faite, vu les circonstances dans lesquelles il a été tué ».
Ils ont promis de commettre « un avocat et engager un médecin afin de superviser et de vérifier les résultats de l’autopsie promise par les autorités. »
En effet, selon Ousmane Badio, oncle paternel et homonyme du défunt Ousmane Badio, mécanicien au moment des faits, « c’est après être revenu du travail, qu’il a pris son bain et son déjeuner avant de se promener vers la route menant à la station d’essence située à quelques minutes de marche de notre domicile. Moins de 10 minutes après, on m’appelle pour m’annoncer qu’il a été touché par une balle réelle d’arme à feu ».
L’oncle de la victime témoigne que c’est lui et quelques jeunes qui ont acheminé son neveu au centre de santé de Ziguinchor, communément appelé « Hôpital Silence ». Il insistera, dans ses remerciements à l’adresse du corps médical de ce centre de santé, sur « l’excellente prise en charge dont mon neveu a bénéficié ; je ne les remercierai jamais assez pour leur humaniste et leur disponibilité ».
Ousmane Badio (oncle) a annoncé que « nous n’avons plus confiance aux autorités c’est pourquoi nous prendrons notre propre avocat et notre propre médecin pour surveiller, contrôler et vérifier les résultats issus de l’autopsie qu’elles ont promis de faire ».
À l’en croire, « nous sommes des Sénégalais ; nous sommes fatigués et nous ne demandons que d’être mieux traités que cela ».
Le décès d’Ousmane Badio s’ajoute à deux autres ayant eu lieu le même jour, à savoir ceux de Sidya Diatta et Omar Sarr.
À noter que plusieurs dégâts matériels ont été relevés dans la région de Ziguinchor. En effet, rien que dans la commune éponyme, une quinzaine d’établissements scolaires publics et privés, élémentaires, moyens comme secondaires, mais aussi universitaires à l’image de l’UFR des Sciences de la Santé de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, ont été la cible des manifestants.
Des établissements relevant de services étatique et privé ont également été pris pour cible. C’est le cas de l’agence CBAO du Cap-Skirring dans le département d’Oussouye, des locaux de Sénégal Services au quartier Korentas de Ziguinchor, entre autres.

