Les créances dues par l’Etat du Sénégal aux entreprises du BTP s’élèvent à plus de 200 milliards francs CFA. C’est ce qu’on apprend ce jeudi 27 avril du secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la construction de bâtiment, du bois et des travaux pratiques (SNTC/BTP), Alassane Ndao.
‘’Il résulte de l’état des créances de nos entreprises affiliées des arriérés de paiement de plus de 200 milliards francs CFA, rien que pour les grandes entreprises du secteur que sont le CDE, la CSE et Eiffage Sénégal’’, a-t-il déclaré.
Ledit Secrétaire général du syndicat s’exprimait lors d’une conférence de presse donnée par le SNTC/BTP pour ‘’dénoncer la situation que vivent les entreprises du BTP au Sénégal’’.
‘’L’heure est très grave. Il ne s’agit ni plus ni moins que de la pérennité de nos entreprises, pour lesquelles nos valeureux travailleurs ont bravé le soleil, la chaleur, la poussière et les intempéries’’, souligne-le syndicaliste.
‘’Le non-paiement de cette dette risque d’anéantir les espoirs de centaines de travailleurs qui ont économiquement contribué au rayonnement du pays’’, a-t-il ajouté, invitant le président de la République et le ministre des Finances et du Budget à ‘’régler définitivement cette question’’.
Le SNTC/BTP dit souhaiter l’‘’implication personnelle’’ du chef de l’Etat et celle dudit ministre dans le règlement de la dette en question. Ils les invitent à ‘’trouver dans les meilleurs délais des solutions idoines aux difficultés graves et récurrentes que traverse [le] secteur’’ du BTP.
Alassane Ndao a, par ailleurs, dénoncé l’attribution de certains projets, dont l’autoroute Dakar-Tivaouane à des entreprises étrangères, au détriment des entreprises sénégalaises du BTP. Cette attitude risque de ‘’tuer le secteur’’, a-t-il dit en invitant l’Etat du Sénégal à privilégier les entreprises nationales dans l’attribution des marchés publics.
Les membres du SNTC/BTP souhaitent également rencontrer le président de la République, Macky Sall, pour lui expliquer ‘’à haute et intelligible’’ voix la situation qu’ils vivent à cause du non-paiement de la dette, selon APS.
Des assises sont prévues pour discuter des difficultés du BTP, selon lui.

