Le chef de l’État Macky Sall a apporté un soutien clair et affirmé aux magistrats qui font l’objet, selon lui d’attaques depuis quelques temps.
Présidant hier lundi la cérémonie de rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le président du Conseil supérieur de la magistrature a défendu les acteurs de la justice en premier plan les juges : « l’Etat prendra toutes ses responsabilités face à ces attaques contre la justice elle-même et les magistrats ».
A l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le Chef de l'État @Macky_Sall a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts de renforcement de l'État de droit dont l'amélioration du fonctionnement du service public de la justice en est un élément essentiel. pic.twitter.com/mPEnzE9Ejv
— Présidence Sénégal (@PR_Senegal) January 23, 2023
« La confiance des citoyens en la justice n’est pas une exclusivité de notre pays. Dans un pays partenaire, une loi vient d’être votée portant restauration de la confiance des citoyens envers la justice. Donc ce n’est pas un sujet nouveau. Mais ce n’est pas une raison pour qu’on jette l’opprobre sur les acteurs de la justice et sur la justice elle-même », a-t-il déclaré devant les magistrats.
Selon toujours le président du Conseil supérieur de la magistrature « l’État prendra toutes ses responsabilités en ce sens. « L’État en ce qui le concerne défendra avec fermeté la justice et les magistrats qui sont chargés de l’incarner ».
Mamadou Seck, Bâtonnier de l’ordre des avocats, demande aux Magistrats de ne pas brader leur indépendance
L’audience solennelle de rentrée des Cours et tribunaux pour l’année judiciaire 2022-2023, s’est tenue ce lundi, informe Seneweb. À cette occasion, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats Mamadou Seck a lancé un appel fort aux Magistrats à ne pas céder sur leur indépendance : “Chers Magistrats, l’indépendance qui vous est offerte par vos statuts, et dont vous pouvez disposer à souhait, a comme contrepartie de puissantes sujétions exigeant l’exercice compétent et impartial de vos fonctions et conséquemment, vous ne pouvez pas vous soumettre à des obligations ou contraintes de nature à restreindre votre liberté de réflexion ou d’action. Vous ne pouvez pas porter atteinte à votre indépendance. Dans l’exercice professionnel d’un magistrat, qu’il soit du siège comme du parquet, l’indépendance a une dimension personnelle qui l’oblige à ne jamais sacrifier ce qui fonde et justifie son action, à savoir les exigences déontologiques de la profession”.
“Les principes essentiels de votre profession ne sont pas des slogans que l’on brandit comme un étendard, ils sont les conditions cumulatives et nécessaires du respect et de l’acceptation des décisions de justice par les justiciables”, a-t-il poursuivi.
Cette sortie prend une connotation particulière à l’heure où le débat sur l’indépendance de la Justice se pose avec acuité.

